Début des travaux non entamé août 1633 (≈ 1633)
Mention dans les archives.
XVIIe siècle
Construction de la maison
Construction de la maison XVIIe siècle (≈ 1750)
Intégrée à la ville nouvelle de Richelieu.
9 juin 1932
Première protection
Première protection 9 juin 1932 (≈ 1932)
Inscription des façades et toitures.
29 janvier 1992
Seconde protection
Seconde protection 29 janvier 1992 (≈ 1992)
Extension de l’inscription aux cours.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade et toiture (sur rue) : inscription par arrêté du 9 juin 1932 ; Façades et toitures sur cour du corps de logis principal, 1 Grande-Rue, et des bâtiments donnant sur la place du Marché ; escalier en bois à balustres situé dans le corps de logis principal ; façade et toiture sur la rue des Ecluses (cad. C 460, 462 à 465, 468) : inscription par arrêté du 29 janvier 1992
Personnages clés
Cardinal de Richelieu - Commanditaire de la ville
Initiateur du projet urbain.
Jacques Lemercier - Architecte
Concepteur des plans initiaux.
Michel Lemasle - Propriétaire présumé
Prieur des Roches, destinataire probable.
Origine et histoire
La maison de Richelieu, construite au XVIIe siècle, s’inscrit dans le projet urbain ambitieux lancé par le cardinal de Richelieu. Ce dernier transforma son village natal en une cité idéale, conçue par l’architecte Jacques Lemercier, avec un plan géométrique rigoureux : fossés, remparts, portes monumentales et rues symétriques bordées de maisons alignées. L’édifice, probablement destiné à Michel Lemasle, prieur des Roches, fut érigé selon les plans de Lemercier, bien que son entrepreneur reste anonyme. Les travaux n’avaient pas commencé en août 1633, et le bâtiment a subi d’importants remaniements ultérieurs, notamment des divisions internes et une redistribution morcelée des espaces.
L’hôtel particulier, partiellement protégé au titre des Monuments Historiques, illustre l’architecture classique de l’époque. Ses façades et toitures sur rue, ainsi que son escalier en bois à balustres, ont été inscrits en 1932 et 1992. La propriété, aujourd’hui partagée entre l’État, des particuliers et une société privée, témoigne de l’héritage urbanistique de Richelieu, où chaque élément reflétait la volonté de grandeur et d’ordre du cardinal. Les modifications successives, comme la division des étages, ont altéré son unité originelle, mais conservent des traces de sa conception d’origine.
La localisation de la maison, entre la Grande-Rue, la place du Marché et la rue des Écluses, souligne son intégration dans le tissu urbain planifié. Richelieu, avec son ensemble architectural cohérent, était destinée à incarner le pouvoir et la modernité sous Louis XIII. Bien que les sources ne précisent pas l’usage exact de ce bâtiment, son alignement strict et ses caractéristiques stylistiques en font un exemple représentatif des demeures bourgeoises ou ecclésiastiques de la ville nouvelle. Les protections successives visent à préserver ces éléments emblématiques, malgré les transformations subies au fil des siècles.