Construction de l'hôtel Vers 1632 (≈ 1632)
Bâti pour Le Conte, revendu en 1633.
1633
Vente à Le Masle
Vente à Le Masle 1633 (≈ 1633)
Transaction pour 8 000 livres.
9 juin 1932
Première protection
Première protection 9 juin 1932 (≈ 1932)
Inscription façades et toiture.
29 janvier 1992
Seconde protection
Seconde protection 29 janvier 1992 (≈ 1992)
Extension de l’inscription.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade et toiture : inscription par arrêté du 9 juin 1932 ; Façade et toiture sur cour du corps de logis (cad. C 444) : inscription par arrêté du 29 janvier 1992
Personnages clés
Cardinal de Richelieu - Commanditaire du projet urbain
Transforma son village natal en ville.
Jacques Lemercier - Architecte
Conçut la ville et probablement cette maison.
Jean Thiriot - Entrepreneur présumé
Possible constructeur de l’hôtel.
Origine et histoire
La maison de Richelieu, construite au XVIIe siècle, s’inscrit dans le projet urbain ambitieux du cardinal de Richelieu, qui souhaita transformer son village natal en une cité idéale. L’architecte Jacques Lemercier, également responsable du château, traça un plan géométrique rigoureux, incluant fossés, remparts, portes monumentales et des rues symétriques bordées de maisons alignées. Ce pavillon, situé place du Marché, illustre cette harmonie architecturale avec ses trois travées et son porche central.
L’hôtel particulier, bâti vers 1632, fut initialement commandé pour un certain Le Conte, avant d’être revendu dès 1633 à Le Masle pour la somme de 8 000 livres. Sa construction pourrait être attribuée à l’entrepreneur Jean Thiriot, sous la direction de Lemercier. Les façades et toitures, protégées dès 1932 et 1992, témoignent de l’importance patrimoniale de cet ensemble, reflet du pouvoir et de l’ambition du cardinal.
Richelieu, ville nouvelle pour l’époque, incarne l’utopie urbaine de la Renaissance tardive, mêlant fonctionnalité militaire (fossés, enceintes) et esthétique classique. Les maisons, comme ce pavillon, étaient conçues pour une bourgeoisie ou une noblesse locale, dans un cadre strict où l’uniformité servait la gloire du fondateur. Aujourd’hui, l’édifice conserve une localisation centrale, bien que sa précision géographique soit jugée médiocre (niveau 5/10).