Réemploi de baies début du XVIe siècle (≈ 1604)
Intégration d’éléments plus anciens.
milieu du XVIe siècle
Construction initiale
Construction initiale milieu du XVIe siècle (≈ 1650)
Maison édifiée avec façade inachevée.
XVIIIe siècle
Modifications majeures
Modifications majeures XVIIIe siècle (≈ 1850)
Remplacement de la corniche et des baies.
XIXe siècle
Ajout d’un espace aérien
Ajout d’un espace aérien XIXe siècle (≈ 1865)
Extension en pan-de-bois côté arrière.
3 octobre 1929
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 3 octobre 1929 (≈ 1929)
Inscription par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Maison du XVIe siècle : inscription par arrêté du 3 octobre 1929
Personnages clés
Famille Bouchetal - Propriétaire ultérieur
A possédé la maison après la maison royale.
Maison royale de Charité - Premier propriétaire présumé
Institution liée à l’origine du bâtiment.
Origine et histoire
La maison située rue Chevalier à Saint-Bonnet-le-Château est un édifice emblématique du XVIe siècle, classé Monument Historique en 1929. Sa façade principale, sur la rue Chevalier, présente une symétrie partielle : un escalier en vis demi-hors-œuvre à gauche répond à une tourelle sur colonne, également demi-hors-œuvre, à l'angle opposé. Une grille en fer forgé, aujourd’hui conservée à l’intérieur pour éviter les dégradations, protégeait autrefois la baie inférieure de cette tourelle. L’élévation semble inachevée, notamment au deuxième étage où la modénature (colonnes corinthiennes et entablement) n’a pas été terminée, peut-être par manque de moyens financiers. Une baie en remploi du début du XVIe siècle et cinq cadres à linteaux moulurés, dont trois ornés de têtes de lion, combleraient cet espace laissé vide.
Plusieurs hypothèses expliquent cette incohérence architecturale : soit un incendie a endommagé la partie haute de la façade, entraînant une reconstruction sommaire, soit le projet initial n’a jamais été mené à terme. La façade a subi d’autres modifications majeures : suppression d’une croisée à deux croisillons au premier étage (remplacée par une baie du XVIIIe siècle), disparition d’une colonne dorique prévue entre les arcades du rez-de-chaussée surélevé, et remplacement de la corniche d’origine par une génoise au XVIIIe siècle. À l’arrière, des ouvertures ont été modifiées au XIXe siècle, et un espace aérien en pan-de-bois, accessible par une porte percée dans le mur gouttereau, a été ajouté pour relier la maison à la parcelle voisine.
L’intérieur, divisé en deux pièces par étage, conserve une cheminée Renaissance au premier étage (masquée par des boiseries), tandis que les trois autres cheminées datent du XVIIIe siècle. Les boiseries de cette époque, encore en place, témoignent des aménagements ultérieurs. La maison aurait initialement appartenu à la maison royale de Charité, avant de passer entre les mains de la famille Bouchetal. Des restaurations ont déjà eu lieu (cerclage de la tourelle, soutien des arcades), et d’autres sont prévues depuis son rachat par l’office des H.L.M. de la Loire.
L’édifice illustre les adaptations successives d’une demeure bourgeoise ou institutionnelle, mêlant éléments Renaissance (tourelle, escalier, cheminée) et modifications des XVIIIe et XIXe siècles (baies, génoise, espace aérien). Son histoire reflète aussi les changements de propriété et d’usage, depuis une possible vocation caritative jusqu’à une utilisation résidentielle ou administrative plus récente.