Vestiges initiaux XIIe siècle (≈ 1250)
Sous-sol et porte à rouleaux conservés.
1482–1499
Période de Jehan Sabart
Période de Jehan Sabart 1482–1499 (≈ 1491)
Propriétaire potentiel, officier et maire.
1526
Vente par la veuve Sabart
Vente par la veuve Sabart 1526 (≈ 1526)
Demeure décrite avec jardins et étables.
2e moitié du XVe siècle
Remaniments majeurs
Remaniments majeurs 2e moitié du XVe siècle (≈ 1550)
Construction logis médians et escaliers.
XIXe siècle
Reconstruction partielle
Reconstruction partielle XIXe siècle (≈ 1865)
Corps de logis rue des Tonneliers.
Années 1960
Restauration controversée
Restauration controversée Années 1960 (≈ 1960)
Destruction galerie et tour en bois.
15 juin 1964
Protection partielle
Protection partielle 15 juin 1964 (≈ 1964)
Inscription façades et toitures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
façades sur rue et sur cour ; toitures correspondantes ; tourelle d'escalier (cad. K 472) : inscription par arrêté du 15 juin 1964
Personnages clés
Jehan Sabart - Officier de la monnaie et maire
Propriétaire présumé vers 1482–1526.
Origine et histoire
La maison située place de la Laiterie à Angers est un édifice composite, construit principalement aux XIVe et XVe siècles, avec des remaniements majeurs au XIXe siècle. Elle se compose de quatre corps de bâtiment organisés autour d’une cour intérieure accessible par un passage couvert. Les matériaux varient selon les parties : schiste pour les corps extrêmes, pans de bois avec hourdis en torchis pour les corps médians, le tout reposant sur deux niveaux de schiste. Les élévations comptent généralement deux étages carrés et un étage de comble, à l’exception du corps secondaire le long de la rue des Tonneliers, doté d’un comble à surcroît.
Le corps occidental en schiste, initialement voûté à un seul étage, a été surélevé après la destruction de sa voûte pour ajouter un second étage carré. Les couvertures, à longs pans, incluent un pignon à ferme débordante sur la place. Deux tours d’escalier hors-œuvre existaient : l’une en maçonnerie, toujours visible avec son toit polygonal, et l’autre en pan de bois, détruite lors des restaurations des années 1960. Les sous-sols, voûtés de berceaux plein-cintre en tuffeau, conservent des vestiges du XIIe siècle, notamment une porte d’accès extérieur à rouleaux et des traces d’une voûte en berceau sur le pignon sud.
Au XVe siècle, le bâtiment a été profondément remanié, avec la construction des deux corps de logis médians et des escaliers hors-œuvre. Un portail à arc brisé permettait alors d’accéder à la cour depuis la place de la Laiterie. À cette époque, l’hôtel appartenait peut-être à Jehan Sabart, officier de la monnaie d’Angers en 1482, contrôleur au grenier à sel et maire en 1499. Sa veuve vendit la demeure en 1526, décrite alors comme une maison avec cours, étables, jardins et galeries. Le quatrième corps de logis, le long de la rue des Tonneliers, fut reconstruit au XIXe siècle.
La restauration des années 1960 a supprimé plusieurs éléments, dont la galerie en bois du XVIIIe siècle bordant le logis oriental et les bâtiments annexes envahissant la cour. Seules les façades sur rue et sur cour, les toitures correspondantes et la tourelle d’escalier sont protégées depuis un arrêté du 15 juin 1964. L’édifice illustre ainsi l’évolution architecturale angevine, du Moyen Âge à l’époque moderne, en passant par des transformations liées à des usages domestiques et urbains.
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