Construction de la maison vers 1532 (≈ 1532)
Datation dendrochronologique des pans de bois.
XVIIe ou XVIIIe siècle
Reconstruction de l'escalier
Reconstruction de l'escalier XVIIe ou XVIIIe siècle (≈ 1850)
Ajout d'une cheminée et d'un balcon.
vers 1900
Restauration des sculptures
Restauration des sculptures vers 1900 (≈ 1900)
Figures du premier étage largement retravaillées.
14 février 1962
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 14 février 1962 (≈ 1962)
Façades, couvertures et escalier protégés.
1993
Restauration complète
Restauration complète 1993 (≈ 1993)
Dirigée par Pierre Prunet, architecte.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
façades sur rue et sur cour ; ensemble des couvertures ; escalier sur cour (cad. B 1342) : classement par arrêté du 14 février 1962
Personnages clés
Pierre Prunet - Architecte des Monuments historiques
Dirigea la restauration de 1993.
Origine et histoire
La maison située au 7 rue de l'Oisellerie à Angers est un édifice emblématique de l'architecture civile de la Renaissance. Construite dans la première moitié du XVIe siècle (vers 1532 selon une datation dendrochronologique), elle se distingue par sa structure à deux corps de logis reliés par un escalier-galerie en charpente à cage ouverte. Les façades sur rue et sur cour, partiellement en pan de bois, arborent un décor sculpté et un rare hourdis en tuffeau, tandis que les élévations postérieures, en schiste, révèlent une cave voûtée en berceau plein-cintre, potentiellement remontant au XIIIe siècle.
L'escalier, reconstruit aux XVIIe ou XVIIIe siècles, et les aménagements intérieurs (comme une cheminée et un balcon de la même période) témoignent d'évolutions ultérieures. Les sculptures de la façade, très restaurées vers 1900 et en 1993 sous la direction de l'architecte Pierre Prunet, ont révélé des traces de polychromie (rouge et bleu). Certaines figures, comme l'homme au poignard, pourraient être des inventions récentes, tandis que d'autres, comme le saint Michel ou saint Georges, semblent plus authentiques. Ces restaurations ont également inclus des créations contemporaines, comme les sculptures du rez-de-chaussée (fileuse et musicien).
Classée Monument Historique en 1962 pour ses façades, couvertures et escalier, cette maison illustre les techniques constructives et artistiques de son époque. Propriété privée, elle conserve des éléments architecturaux majeurs malgré des transformations et des restaurations successives. Les traces de polychromie et les détails sculptés offrent un aperçu précieux des pratiques décoratives de la Renaissance angevine.
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