Construction de la maison 1522 (≈ 1522)
Date gravée sur le linteau de la porte.
5 mars 1936 et 9 décembre 1936
Protection comme Monument Historique
Protection comme Monument Historique 5 mars 1936 et 9 décembre 1936 (≈ 1936)
Inscription de la façade et des cheminées.
13 janvier 2017
Retrait de la protection
Retrait de la protection 13 janvier 2017 (≈ 2017)
Arrêté abrogant l’inscription de 1936.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les arrêtés des 5 mars 1936 et du 9 décembre 1936 portant inscription au titre des monuments historiques de la façade de la maison 20 rue de la Harpe et des deux cheminées monumentales à l'intérieur telle que située sur le plan annexé à l'arrêté, sont abrogés de l'inscription par arrêté du 13 janvier 2017
Origine et histoire
La maison située au 20 rue de la Harpe à Riom est un édifice emblématique de la fin de l’époque gothique, construit en 1522 comme l’indique le blason ornant le linteau de sa porte d’entrée. Sa façade se distingue par une série d’ouvertures moulurées, notamment une fenêtre du premier étage et une porte d’entrée soigneusement ouvragée. Ces éléments architecturaux reflètent le savoir-faire artisanal de la Renaissance naissante en Auvergne, tout en conservant des traits gothiques marqués.
À l’intérieur, deux cheminées monumentales, contemporaines de la construction, témoignent du statut social élevé des occupants de l’époque. Ces cheminées, ainsi que la façade, avaient initialement été protégées par des arrêtés de 1936 comme Monuments Historiques, avant d’être retirées de cette liste en 2017. L’édifice illustre ainsi l’évolution des critères de préservation patrimoniale, tout en restant un exemple significatif de l’habitat urbain aisé de Riom au XVIe siècle.
La localisation de la maison, dans le centre historique de Riom, alors ville prospère grâce à son rôle judiciaire et administratif sous l’Ancien Régime, souligne son importance dans le tissu urbain. Riom, capitale historique de la Basse-Auvergne, concentrait à cette période une élite de robins (magistrats) et de marchands, dont les demeures, comme cette maison, affichaient une richesse discrète mais affirmée. L’édifice s’inscrit donc dans un contexte où l’architecture domestique devenait un marqueur de pouvoir et de prestige social.