Construction du domaine 2e moitié du XIXe siècle (≈ 1865)
Période d'édification et aménagement initial.
Fin du XIXe siècle
Ajout de la façade
Ajout de la façade Fin du XIXe siècle (≈ 1995)
Façade récupérée d'une maison de Saint-Pierre.
12 janvier 2006
Classement monument historique
Classement monument historique 12 janvier 2006 (≈ 2006)
Inscription à l'inventaire supplémentaire.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La maison en totalité (cad. BT 1030) : inscription par arrêté du 12 janvier 2006
Personnages clés
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Origine et histoire
La maison Roussel est une demeure emblématique de l'île de La Réunion, située au 18 rue Charles Baudelaire, dans la commune du Tampon. Construite dans la seconde moitié du XIXe siècle, elle incarne l’architecture créole de cette période, marquée par l’influence des propriétaires terriens et des notables de Saint-Pierre. Ce domaine, l’un des rares encore conservés dans son organisation spatiale d’origine, se distingue par sa façade en lambrequins de tôle découpée, récupérée d’une maison démantelée de Saint-Pierre. L’allée centrale, bordée d’un verger, mène à la maison, tandis que l’arrière abrite des aires de séchage en maçonnerie, autrefois dédiées au café, ainsi que des magasins et un moulin à maïs.
La propriété Roussel illustre le mode de vie des élites agricoles réunionnaises du XIXe siècle, combinant résidence principale et infrastructures de production. Les terrasses en arrière de la maison, délimitées par des murets pour l’écoulement des eaux, témoignent de techniques agricoles adaptées au relief volcanique de l’île. À l’est, l’ancienne cour des écuries abrite un alambic à géranium, vestige des cultures parfumées qui complétaient les revenus des domaines. Classée monument historique en 2006, la maison Roussel offre un exemple rare de préservation à la fois architecturale, paysagère et fonctionnelle, reflétant l’histoire économique et sociale de La Réunion.
Le site conserve également des éléments industriels comme l’alambic, couvert d’une structure en bois sur soubassement maçonné, rappelant l’importance des cultures de rentabilité (géranium, café) dans l’économie locale. La rue Charles Baudelaire, autrefois bordée de résidences similaires, a vu disparaître la plupart de ces domaines, renforçant la valeur patrimoniale de la propriété Roussel. Son inscription à l’inventaire des Monuments historiques souligne son rôle de témoin matériel de l’histoire rurale et aristocratique de l’île, entre héritage colonial et adaptations locales.
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