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Maisons, Rue Malpalu à Rouen en Seine-Maritime

Patrimoine classé
Maison classée MH
Maison à pan de bois

Maisons, Rue Malpalu à Rouen

    107 Rue Malpalu
    76000 Rouen
Maisons, Rue Malpalu à Rouen
Maisons, Rue Malpalu à Rouen
Maisons, Rue Malpalu à Rouen
Maisons, Rue Malpalu à Rouen
Maisons, Rue Malpalu à Rouen
Maisons, Rue Malpalu à Rouen
Maisons, Rue Malpalu à Rouen
Maisons, Rue Malpalu à Rouen
Maisons, Rue Malpalu à Rouen

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1600
1700
1800
1900
2000
1218
Première mention du nom
XVe–XVIe siècles
Construction des maisons
1883
Gravure de Pissarro
9 juin 1940
Incendie destructeur
30 avril 1956
Protection patrimoniale
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Jean-Jacques Le Veau - Graveur et dessinateur Né rue Malpalu en 1729.
Rémi Tanne - Rosiériste rouennais Habita au no 70 (1856–1923).
Camille Pissarro - Peintre impressionniste Aura réalisé une gravure de la rue.
Aimé Dallemagne - Graveur Auteur d’une eau-forte conservée à Blois.

Origine et histoire

La rue Malpalu, située sur la rive droite de Rouen entre la place Barthélémy et la rue Alsace-Lorraine, doit son nom à son origine marécageuse (Malam paludem en 1218, signifiant « mauvais marais »). Ce quartier, autrefois habité par des ouvriers bretons de la laine, fut associé à leur saint patron, Saint Malo, devenu Saint Maclou en Normandie. Les maisons actuelles, majoritairement des XVe et XVIe siècles, témoignent de cette époque prospère liée à l’industrie textile.

Plusieurs événements ont marqué l’histoire de cette rue : la destruction de l’hôtel du Brésil lors du percement de la rue de la République (ancienne rue Royale), dont des bas-reliefs sont conservés au musée des Antiquités, et l’incendie du 9 juin 1940, qui ravagea sa partie basse. Huit maisons (nos 98, 100, 103 à 110) furent inscrites aux Monuments Historiques en 1956 pour leurs façades et toitures, préservant ainsi un patrimoine architectural caractéristique.

La rue Malpalu est aussi liée à des figures locales, comme le graveur Jean-Jacques Le Veau (1729–1786), né dans cette rue, ou le rosiériste Rémi Tanne (1856–1923), qui y vécut au no 70. Son patrimoine artistique inclut des représentations comme l’eau-forte d’Aimé Dallemagne (musée de Blois) ou une gravure attribuée à Camille Pissarro en 1883, intitulée Vieille rue à Rouen, rue Malpalu.

Au no 20, un immeuble remarquable abrite les statues allégoriques de l’Alsace et de la Lorraine (dont l’une est décapitée), symbole des tensions historiques françaises. Ces éléments, combinés à son histoire ouvrière et ses destructions partielles, font de la rue Malpalu un lieu emblématique du patrimoine rouennais, entre mémoire industrielle et résilience urbaine.

Liens externes