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Manoir de Corday ou Cauvigny dans l'Orne

Orne

Manoir de Corday ou Cauvigny

    2 Lieu dit le Chateau de Cordey
    61120 au Renouard

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
vers 1585
Construction du manoir
1629
Rénovation des décors peints
fin XVIIe siècle
Consolidation de la structure
1810
Ajout des papiers peints
milieu XVIIIe siècle
Modification intérieure
1948
Inscription monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Château : inscription par arrêté du 29 novembre 1948 - Façades et toitures de l'ensemble des communs, y compris la ferme du Clos-Roger (cad. H 76, 79, lieudit Le Château de Corday) : inscription par arrêté du 7 avril 1997

Personnages clés

Guillaume de la Haye - Seigneur de Coulonces Commanditaire présumé du manoir vers 1585.
Jean de Corday - Écuyer, seigneur de Glatigny Acquiert le manoir par mariage en 1629.
Jacques Adrien de Corday de Cauvigny - Propriétaire au XVIIIe siècle Grand-père de Charlotte Corday, modifie l’intérieur.
Marie-Anne-Charlotte de Corday d'Armont - Figure révolutionnaire Fréquentait le manoir, assassin de Marat.

Origine et histoire

Le manoir de Corday, aussi appelé manoir de Cauvigny, est un édifice emblématique de la fin du Moyen Âge, construit vers 1585 sur la commune du Renouard, dans l’Orne. Caractéristique du pays d'Auge, il allie une structure en colombages sur une base de grès et de calcaire, avec des façades ornées de motifs géométriques complexes. Ses deux façades principales, occidentale et orientale, présentent des colombages verticaux et obliques, tandis que les lucarnes et les cheminées monumentales ajoutent à son charme historique.

Le manoir fut la propriété de Jacques Adrien de Corday de Cauvigny au XVIIIe siècle, grand-père de Charlotte Corday, célèbre pour son rôle dans la Révolution française. Il modifia alors l’intérieur, remplaçant l’escalier central par une salle à manger. Les communs, datant du XVIIIe siècle, incluent un pressoir, une charretterie, et une laiterie, organisés autour d’une cour. À l’étage, une galerie dessert les chambres, dont l’une conserve des décors peints de fleurs et feuillages.

Classé partiellement aux monuments historiques, le manoir est inscrit depuis 1948 pour son château et depuis 1997 pour ses communs. Son histoire est aussi marquée par des réfections au XVIIe siècle, notamment des décors peints vers 1629, et des consolidations de sa structure en pans de bois. Le site, lié à la famille de Corday depuis 1629 par mariage, conserve une forte valeur patrimoniale et mémorielle.

La distribution intérieure et les boiseries datent du milieu du XVIIIe siècle, tandis que les papiers peints furent ajoutés vers 1810. Le manoir, entouré de communs en hourdis et pans de bois, témoigne de l’évolution architecturale et sociale de la Normandie à travers les siècles. Son lien avec Charlotte Corday, née dans une ferme voisine, en fait un lieu chargé d’histoire révolutionnaire.

Architecturalement, le manoir se distingue par ses façades asymétriques, ses fenêtres alternant larges et étroites, et ses toits surmontés de lucarnes. La partie sud, plus surélevée que celle du nord en raison de la pente, repose sur une base de grès et calcaire renforcée. Ces détails, combinés à son histoire familiale et révolutionnaire, en font un patrimoine normand remarquable.

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