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Manoir de Kerbourvellec à La Chapelle-Neuve dans le Morbihan

Manoir de Kerbourvellec

    2 Kervo
    56500 La Chapelle-Neuve
Propriété privée

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1508
Propriété des Botdéru
XVe siècle
Construction initiale
début XVIIIe siècle
Acquisition par les Le Gouvello
17 mai 1933
Classement aux monuments historiques
milieu XIXe siècle
Passage aux Bellégo
1968
Construction sur l’ancienne chapelle
1987
Destruction partielle par une tempête
29 juillet 2014
Abrogation du classement
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'arrêté du 17 mai 1933 portant inscription au titre des monuments historiques de la façade sud sur la cour d'honneur et des toitures du manoir de Kerbourvellec (cad. ZN 24) est abrogé par arrêté du 29 juillet 2014

Personnages clés

Seigneurs de Botdéru - Premiers propriétaires connus Armoiries ajoutées en 1508 sur la façade.
Famille Le Gouvello - Propriétaires au XVIIIe siècle Acquisition après les Botdéru.
Famille Bellégo - Propriétaires aux XIXe-XXe siècles Derniers propriétaires avant la vente.

Origine et histoire

Le manoir de Kerbourvellec, situé dans la commune de La Chapelle-Neuve en Morbihan (Bretagne), est un édifice construit au XVe siècle. Il est initialement la propriété des seigneurs de Botdéru, qui y apposent leurs armoiries sur la façade en 1508. Ce manoir, de plan rectangulaire, s’organise autour d’une cour d’honneur et conserve des éléments architecturaux notables comme une tourelle abritant un escalier, des cheminées anciennes et deux lucarnes ornées de frontons circulaires à coquilles, surmontées d’écussons sculptés. Son enceinte, aujourd’hui disparue, n’en laisse que des vestiges.

Au début du XVIIIe siècle, le manoir passe aux mains de la famille Le Gouvello, avant d’être acquis vers le milieu du XIXe siècle par la famille Bellégo. À cette époque, la chapelle privée de la seigneurie, déjà en ruine, s’effondre définitivement. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le manoir sert brièvement de mairie à la nouvelle commune de La Chapelle-Neuve, bien que son état insalubre rende toute restauration difficile. Malgré son inscription aux monuments historiques en 1933, cette protection est abrogée en 2014 en raison de son état de délabrement avancé.

Faute de moyens pour sa réhabilitation, les propriétaires construisent en 1968 une maison sur l’emplacement de l’ancienne chapelle. Le manoir, déjà fragilisé, subit des dégâts irréversibles lors de la tempête de 1987, qui le réduit presque en ruines. Après le décès des derniers frères Bellégo, le domaine est vendu à un couple anglais dans les années 1980, mais aucune rénovation n’est entreprise. Aujourd’hui, les éléments encore debout sont jugés non restaurables, scellant le destin de ce témoin de l’histoire seigneuriale bretonne.

Architecturalement, le logis se compose de deux pièces par étage, avec une façade sud marquée par des écussons et des lucarnes caractéristiques de la Renaissance bretonne. La tourelle arrière, abritant l’escalier, et les cheminées anciennes rappellent son passé noble. Malgré son classement initial, l’impossibilité de restaurer les vestiges a conduit à l’abrogation de sa protection, illustrant les défis de la préservation du patrimoine rural.

Le manoir de Kerbourvellec incarne ainsi les vicissitudes des demeures seigneuriales bretonnes, passées des mains de familles nobles (Botdéru, Le Gouvello, Bellégo) à un déclin accéléré par les aléas climatiques et l’absence de ressources. Son histoire reflète aussi les mutations territoriales, comme la scission communale entre Plumelin et La Chapelle-Neuve, ainsi que les usages improvisés (mairie de guerre) dictés par les circonstances historiques.

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