Frise chronologique
1427-1448
Attestation de la seigneurie
Attestation de la seigneurie
1427-1448 (≈ 1438)
Première mention sous Kerhelgoumarc'h.
1681
Extinction de la lignée
Extinction de la lignée
1681 (≈ 1681)
Fusion avec la famille Jégou du Laz.
début XVIIe siècle
Construction du manoir actuel
Construction du manoir actuel
début XVIIe siècle (≈ 1704)
Associé à la famille de Saint-Nouay.
première moitié du XIXe siècle
Modification des fenêtres
Modification des fenêtres
première moitié du XIXe siècle (≈ 1925)
Travée percée à l’ouest.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Famille de Saint-Nouay - Propriétaire et commanditaire |
Blason présent sur la cheminée ouest. |
Origine et histoire
Le manoir de Kergouran, situé à Mellionnec dans les Côtes-d'Armor, est un édifice en pierre de taille couvert d’ardoise, datant probablement du début du XVIIe siècle. Son architecture comprend un logis à élévation à travées, une porte surmontée d’un blason martelé, et un escalier en granite à retours sans jour. Des vestiges d’un escalier en vis et une motte féodale circulaire aux alentours suggèrent une occupation antérieure, peut-être liée à la seigneurie de Kerhelgoumarc'h, attestée entre 1427 et 1448.
La construction actuelle est associée à la famille de Saint-Nouay, dont le blason orne une cheminée du premier étage. Le manoir, resté inachevé, présente des traces de modifications comme une travée de fenêtres percée au XIXe siècle. Son abandon partiel pourrait être lié à l’extinction de la famille de Saint-Nouay, fondue dans celle de Jégou du Laz en 1681. Les communs, contemporains du logis, complètent cet ensemble inscrit à l’inventaire général du patrimoine culturel.
Le site conserve des éléments défensifs anciens, comme une motte féodale entourée de fossés, visible sur le cadastre. L’appentis nord, abritant la cuisine avec ses armoires murales et cheminées en granite, date de la même période que le logis. Les portes bouchées dans la cage d’escalier et les pierres d’attente témoignent du projet initial, jamais mené à terme, probablement en raison de changements familiaux ou financiers.
L’iconographie du manoir inclut le blason des Saint-Nouay (un sanglier d’argent sur fond blanc) sculpté sur la cheminée ouest, accompagné d’entrelacs décoratifs. Ce détail, ainsi que les matériaux locaux (granite, ardoise), reflètent l’artisanat breton du XVIIe siècle. Le manoir illustre ainsi l’évolution architecturale des résidences seigneuriales, entre héritage médiéval et adaptations de la Renaissance.