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Manoir de la Chouanière à Montreuil-sur-Maine en Maine-et-Loire

Patrimoine classé
Demeure seigneuriale
Manoir
Maine-et-Loire

Manoir de la Chouanière

    Route de Louvaines
    49220 Montreuil-sur-Maine

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1540
Première mention du fief
1703
Fondation de la chapelle
1702-1713
Construction du logis
1865-1868
Construction du château néogothique
1973
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures du manoir et des communs, porche d'entrée (cad. A 543) : inscription par arrêté du 24 octobre 1973

Personnages clés

Jean Landivy - Prêtre et propriétaire en 1540 Premier propriétaire connu du fief.
Michel Bonneau - Procureur fiscal du Lion-d’Angers Commanditaire du logis (1702-1713).
Perrine Hervé - Épouse de Michel Bonneau Co-commanditaire du logis avec son mari.

Origine et histoire

Le manoir de la Chouanière, situé à Montreuil-sur-Maine en Maine-et-Loire, est un édifice des XVIIe et XVIIIe siècles, inscrit aux monuments historiques en 1973. Il se compose d’un logis en fond de cour, entouré de communs en retour, avec une façade sur cour organisée en quatre travées. Deux portes centrales, couronnées de lucarnes à fronton cintré, et des encadrements en tuffeau soulignent son architecture classique. Une inscription sous la corniche révèle les noms des commanditaires, Maistre Michel Bonneau et son épouse Perrine Hervé, ainsi que la date de construction entre 1702 et 1713. Le logis conserve une charpente du XVIIIe siècle et une chapelle domestique fondée en 1703, avec une cloche ajoutée en 1716.

Le site inclut également un château néogothique construit entre 1865 et 1868, marqué par des éléments architecturaux en brique et pierre (tuffeau), comme des losanges décoratifs et des tourelles à toits coniques. Ce château, accessible par un escalier divisé menant à une terrasse balustrée, contraste avec le manoir ancien, abandonné au XIXe siècle. Les dépendances (étables, remises) datent des XVIe, XVIIe et XIXe siècles, reflétant l’évolution agricole et résidentielle du domaine. Le fief relevait historiquement du Lion-d’Angers et appartenait en 1540 à Jean Landivy, prêtre, avant d’être transformé en ferme puis enrichi par le château.

L’ensemble, protégé pour ses façades, toitures et porche d’entrée depuis 1973, illustre la transition entre l’architecture rurale classique (logis et communs) et l’éclectisme du XIXe siècle (château néogothique). Les matériaux locaux, comme le tuffeau, et les motifs en brique soulignent l’ancrage régional du monument. La chapelle, les étables et les hangars complètent ce témoignage de la vie seigneuriale puis agricole en Anjou, entre XVIIe et XIXe siècles.

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