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Manoir de la Cocardière à Guerquesalles dans l'Orne

Patrimoine classé
Demeure seigneuriale
Manoir

Manoir de la Cocardière

    La Cocardière
    61120 Guerquesalles
Propriété privée
Crédit photo : Ikmo-ned - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1477
Acquisition par Regnault Le Lasseur
1538-1613
Service militaire d'Eustache
XVIe siècle (1ère moitié)
Construction du manoir
XIXe siècle
Restaurations et modifications
2 janvier 1929
Classement Monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toiture : inscription par arrêté du 2 janvier 1929

Personnages clés

Regnault Le Lasseur - Premier propriétaire noble Acheteur du fief en 1477.
Eustache de la Cocardière - Seigneur et militaire Mort dans les guerres de Religion.
Jacques de la Cocardière - Héritier et seigneur Décédé en 1657 sans descendance.
Guillaume de la Cocardière - Dernier héritier direct Inhumé en 1669 à Guerquesalles.
Claude de Mathan - Propriétaire avant vente Vendit le manoir aux du Bosc.

Origine et histoire

Le manoir de la Cocardière, situé à Guerquesalles dans l'Orne, fut acquis en 1477 par Regnault Le Lasseur, issu d'une famille anoblie par Charles V en 1365. Ce quart de fief de Mesnil-Imbert devint propriété des Lasseur, une lignée noble qui le transmit de génération en génération. Regnault, puis son fils Jean (époux d'Isabel Bardout), et leur descendant Jean II (marié à Catherine de Lyre) consolidèrent la possession du domaine.

Au XVIe siècle, le manoir fut probablement construit dans sa forme actuelle, combinant pans de bois hourdis de tuiles et silex, et pierres de taille. Eustache de la Cocardière, seigneur du lieu et militaire, servit sous Guillaume V de Hautemer avant de périr dans les guerres de Religion. Son fils Jacques, puis Guillaume (inhumé en 1669), perpétuèrent la lignée jusqu'à son extinction au XVIIIe siècle, entraînant la vente du manoir aux du Bosc.

L'architecture du manoir mêle élévations en pierre, hourdis de brique aux étages, et toiture en tuiles plates. Un pressoir à cidre et des dépendances agricoles (étable, séchoir à fromage) témoignent de son rôle économique. Classé Monument historique en 1929 pour ses façades et toiture, le logis fut restauré au XIXe siècle, avec une réorientation de son entrée et l'ajout d'un blason familial. Des modifications ultérieures inclurent l'installation de la mairie dans une pièce au rez-de-chaussée.

Le domaine illustre l'évolution d'un fief normand, passant des mains des Lasseur — liés aux conflits religieux du XVIe siècle — à des familles comme les Mathan, avant d'être cédé aux du Bosc. Les restaurations du XIXe siècle, bien que transformant partiellement la structure, préservèrent des éléments originels comme la charpente du pressoir ou les hourdis en pisé. Aujourd'hui, le manoir reste un témoignage de l'histoire seigneuriale et agricole de la Basse-Normandie.

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