Division de la propriété Début XIXe siècle (≈ 1904)
Modifications et scission du domaine
28 décembre 2011
Classement monument historique
Classement monument historique 28 décembre 2011 (≈ 2011)
Protection des façades, cheminées et grange
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Inscrit MH
Personnages clés
Famille Osmont de Bray - Bâtisseurs initiaux
Constructeurs du manoir au XVe siècle
Origine et histoire
Le manoir de la Cour, situé à Putanges-le-Lac dans le département de l'Orne, est une demeure emblématique des XVe et XVIIe siècles. Inscrit aux monuments historiques en 2011, il se distingue par son architecture en granit, ses deux poivrières et ses douves, caractéristiques des manoirs de la région du Houlme. Le lieu-dit la Cour de Sainte-Croix, près de l'église, abrite ce témoignage de l'histoire seigneuriale normande, marqué par des influences architecturales archaïsantes.
L'édifice actuel date principalement de la deuxième moitié du XVe siècle, avec des agrandissements majeurs entre 1660 et 1690. Construit par la famille Osmont de Bray, le manoir passe ensuite entre les mains de deux familles seigneurs de Putanges. Au XIXe siècle, la propriété est divisée et subit des modifications, altérant partiellement sa structure d'origine. Les éléments protégés incluent les façades, les cheminées, une grange et un système hydraulique.
La façade sud, ornée de deux poivrières et de douves, reflète un style volontairement archaïque, bien que les charpentes n'aient pas été datées par dendrochronologie. Un cartouche au-dessus de la porte d'entrée arbore le blason des Osmont de Bray, tandis que la porte principale et la lucarne centrale présentent des sculptures finement ouvragées. L'aile ouest se singularise par une fenêtre à croisée, et les communs sont remarquablement soignés, soulignant le prestige de ce manoir seigneurial.
Le manoir de la Cour incarne l'évolution architecturale et sociale de la Normandie, des guerres de Religion à l'époque moderne. Son inscription en 2011 consacre sa valeur patrimoniale, tout en mettant en lumière les techniques constructives en granit et l'organisation spatiale typique des demeures nobles de la région. Les traces des familles seigneuriales, comme les Osmont de Bray, y restent visibles à travers les armes et les aménagements successifs.