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Manoir de la Fuye à Chinon en Indre-et-Loire

Manoir de la Fuye

    1 Rue de la Fuye
    37500 Chinon
Propriété privée
Crédit photo : Joël Thibault - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIIe siècle
Donation à l’abbaye de Turpenay
XVIe siècle
Construction du manoir Renaissance
1785
Vente hors de la famille Bottereau
années 1960
Disparition de la chapelle
13 janvier 1965
Classement Monument Historique
1970
Restauration par François Benjamin
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les façades et les toitures de l'ensemble des bâtiments (cad. C 217) : inscription par arrêté du 13 janvier 1965

Personnages clés

Mathieu Anguille - Donateur médiéval Cède la Fuye à l’abbaye.
Claude de Bottereau - Architecte supposé Conçoit le manoir Renaissance.
Adrien Charles Vallée - Premier propriétaire post-Bottereau Achète le manoir en 1785.
Amable de Guéroust Saint-Mars - Propriétaire normande Acquiert le manoir en 1793.
Madame Carvallo - Propriétaire du XXe siècle Possédait aussi Villandry.
François Benjamin - Restaurateur (vers 1970) Préserve le monument.

Origine et histoire

Le manoir de la Fuye, situé à Chinon en Indre-et-Loire, trouve ses origines dans une place forte médiévale liée au château de Chinon et à l’abbaye de Turpenay. Donnée au XIIIe siècle à l’abbaye par Mathieu Anguille, la propriété voit son manoir actuel construit probablement au XVIe siècle sur des vestiges plus anciens. L’architecte Claude de Bottereau, supposé en être le concepteur, réalise une demeure Renaissance qui reste dans sa famille jusqu’en 1785, date de sa vente à Adrien Charles Vallée, un prêtre local.

En 1793, le manoir passe entre les mains de Charles Claude Tenneguy Lebourgoys de la Siverie et de son épouse Amable de Guéroust Saint-Mars, originaires de Normandie. Par alliances et héritages, la propriété traverse les siècles : elle appartient successivement à la famille de la Roche (1811-1894), puis à Louis Poitevin et Marie Beugnet jusqu’en 1954. Madame Carvallo, également propriétaire du château de Villandry, en devient la propriétaire avant que ses héritiers ne le vendent en 1999. Depuis 2016, il appartient à ses actuels propriétaires.

Classé partiellement aux Monuments Historiques en 1965 pour ses façades et toitures, le manoir allie éléments défensifs (tours à mâchicoulis, meurtrières) et décor Renaissance (lucarnes à coquilles, culs-de-lampe feuillagés). Une chapelle du XVIIe siècle, aujourd’hui disparue, complétait autrefois l’ensemble. Les restaurations du XXe siècle, comme celles menées par François Benjamin vers 1970, ont permis de préserver ce témoignage architectural.

Le site se compose de deux corps de logis en équerre, flanqués d’une tourelle d’escalier polygonale et de tours défensives, dont une coiffée « en poivrière ». Les ornements (coquilles, bandeaux sculptés) et les vestiges médiévaux (mâchicoulis) illustrent son évolution entre Moyen Âge et époque moderne. L’écu disparu et les lucarnes à gables rappellent son statut de logis seigneurial, entre fonction résidentielle et symbolique de pouvoir.

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