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Manoir de la Placelière en Loire-Atlantique

Manoir de la Placelière

    1 La Placelière
    44690 Château-Thébaud

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1740
Reconstruction par Guillaume Grou
1748
Bénédiction de la chapelle
1776
Visite de Benjamin Franklin
1808
Reconstruction post-guerre de Vendée
1919
Acquisition par la ville de Nantes
2013
Ouverture de l'école Saint-Martin
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Guillaume Grou - Armateur négrier et propriétaire Rebâtit le manoir en 1747.
Luc O'Shiell - Armateur irlandais et précédent propriétaire Y maria ses filles à des négociants.
Benjamin Franklin - Diplomate américain Séjourna au manoir en 1776.
Baron Charles de Richard de Castelnau - Propriétaire et reconstructeur Rebâtit le manoir en 1808.
Thomas Rapion de la Placelière - Capitaine de la Compagnie des Indes Donne son nom au manoir.

Origine et histoire

Le manoir de la Placelière tire son nom de Thomas Rapion de la Placelière, capitaine de la Compagnie des Indes et grand-père de la vicomtesse Céleste de Chateaubriand. Le domaine fut acquis au XVIIIe siècle par Luc O'Shiell, armateur négrier irlandais de Nantes, qui y maria ses trois filles à de riches négociants. À sa mort en 1745, le manoir fut racheté par Guillaume Grou, un autre armateur négrier, qui le fit reconstruire en 1747. Le lieu devint alors un centre de réception pour l'élite nantaise, notamment les familles irlandaises installées dans la région.

En 1776, le manoir accueillit Benjamin Franklin, alors en mission diplomatique pour les États-Unis, illustrant son rôle dans les réseaux d'influence de l'époque. Détruit pendant la guerre de Vendée, il fut reconstruit en 1808 par le baron Charles de Richard de Castelnau. Au XIXe siècle, le domaine passa entre les mains de plusieurs familles, dont les Briaudeau, avant d'être transformé en hôpital au XXe siècle. De 1919 à 2009, il servit de maison de retraite puis de centre de rééducation pour le CHU de Nantes, avec des extensions modernes ajoutées en 1964.

Depuis 2013, le manoir abrite l'école Saint-Martin, un établissement traditionaliste pour garçons géré par la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X. Une nouvelle chapelle y a été construite pour remplacer l'ancienne, disparue. Le parc conserve un chêne plusieurs fois centenaire, témoin des transformations du site. Le domaine, marqué par son passé lié à la traite négrière et à l'aristocratie nantaise, incarne aujourd'hui une réappropriation religieuse et éducative.

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