Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Manoir de la Roque, à Montpinçon dans le Calvados

Calvados

Manoir de la Roque, à Montpinçon

    197 Chemin de la Roque
    14170 Saint-Pierre-en-Auge

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
fin XVe siècle
Construction partielle
XVIe siècle
Agrandissement du logis
début XVIIIe siècle
Changement de nom
30 avril 1993
Inscription MH
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Logis ; façades et toitures de l'ensemble des communs, y compris le mécanisme du pressoir ; boulangerie, avec sa cheminée et son four (cad. 447B 139) : inscription par arrêté du 30 avril 1993

Personnages clés

Famille Marguerie - Propriétaire au XVIe siècle Ancien propriétaire du manoir.
Françoise de Marguerie - Héritière Épouse Omer de la Roque.
Omer de la Roque - Nouveau propriétaire Donne son nom au manoir.

Origine et histoire

Le manoir de la Roque est une demeure des XVe, XVIe et XVIIe siècles située à Montpinçon, sur l’ancienne commune de L'Oudon (Calvados, Normandie). Il se trouve à la frontière du pays d'Auge et de la campagne de Falaise, près du hameau de la Roque, en contrebas du village du Billot. Construit sur l’emplacement d’un ancien château fortifié, il conserve des vestiges comme la motte castrale et des fossés.

Le logis seigneurial, daté du XVIe siècle, présente une architecture symétrique en pans de bois, avec des colombages verticaux et un toit à quatre versants orné de lucarnes. À l’arrière, la façade est entièrement recouverte d’ardoises. Un bâtiment adjacent, plus ancien (XVe siècle), prolonge discrètement le logis vers l’est. Les communs, également en pans de bois, encadrent une cour rectangulaire.

Le manoir appartenait au XVIe siècle à la famille Marguerie. Au début du XVIIIe siècle, Françoise de Marguerie épousa Omer de la Roque, donnant son nom au domaine. Le pressoir, attesté au XVIIIe siècle, fait partie des éléments protégés. Le logis, les façades des communs, la boulangerie et son four sont inscrits aux monuments historiques depuis 1993.

L’édifice illustre l’évolution architecturale des manoirs normands, passant d’une fonction défensive (motte féodale) à une résidence seigneuriale. Son hourdis de mortier de chaux, ses cheminées imposantes et ses tuiles anciennes témoignent des techniques constructives des XVIe–XVIIe siècles. La symétrie du logis reflète l’influence Renaissance dans la région.

La protection de 1993 couvre aussi le mécanisme du pressoir, soulignant l’importance économique du domaine. Le manoir, bien que partiellement modifié, conserve des traces de son origine médiévale, comme le niveau inférieur du bâtiment est, remontant au XVe siècle. Son intégration dans le paysage augeron en fait un exemple typique du patrimoine rural normand.

Liens externes