Construction partielle fin XVe siècle (≈ 1595)
Niveau inférieur du bâtiment est.
XVIe siècle
Agrandissement du logis
Agrandissement du logis XVIe siècle (≈ 1650)
Symétrie et colombages verticaux.
début XVIIIe siècle
Changement de nom
Changement de nom début XVIIIe siècle (≈ 1804)
Mariage Françoise de Marguerie-Omer de la Roque.
30 avril 1993
Inscription MH
Inscription MH 30 avril 1993 (≈ 1993)
Logis, communs, pressoir et boulangerie protégés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Logis ; façades et toitures de l'ensemble des communs, y compris le mécanisme du pressoir ; boulangerie, avec sa cheminée et son four (cad. 447B 139) : inscription par arrêté du 30 avril 1993
Personnages clés
Famille Marguerie - Propriétaire au XVIe siècle
Ancien propriétaire du manoir.
Françoise de Marguerie - Héritière
Épouse Omer de la Roque.
Omer de la Roque - Nouveau propriétaire
Donne son nom au manoir.
Origine et histoire
Le manoir de la Roque est une demeure des XVe, XVIe et XVIIe siècles située à Montpinçon, sur l’ancienne commune de L'Oudon (Calvados, Normandie). Il se trouve à la frontière du pays d'Auge et de la campagne de Falaise, près du hameau de la Roque, en contrebas du village du Billot. Construit sur l’emplacement d’un ancien château fortifié, il conserve des vestiges comme la motte castrale et des fossés.
Le logis seigneurial, daté du XVIe siècle, présente une architecture symétrique en pans de bois, avec des colombages verticaux et un toit à quatre versants orné de lucarnes. À l’arrière, la façade est entièrement recouverte d’ardoises. Un bâtiment adjacent, plus ancien (XVe siècle), prolonge discrètement le logis vers l’est. Les communs, également en pans de bois, encadrent une cour rectangulaire.
Le manoir appartenait au XVIe siècle à la famille Marguerie. Au début du XVIIIe siècle, Françoise de Marguerie épousa Omer de la Roque, donnant son nom au domaine. Le pressoir, attesté au XVIIIe siècle, fait partie des éléments protégés. Le logis, les façades des communs, la boulangerie et son four sont inscrits aux monuments historiques depuis 1993.
L’édifice illustre l’évolution architecturale des manoirs normands, passant d’une fonction défensive (motte féodale) à une résidence seigneuriale. Son hourdis de mortier de chaux, ses cheminées imposantes et ses tuiles anciennes témoignent des techniques constructives des XVIe–XVIIe siècles. La symétrie du logis reflète l’influence Renaissance dans la région.
La protection de 1993 couvre aussi le mécanisme du pressoir, soulignant l’importance économique du domaine. Le manoir, bien que partiellement modifié, conserve des traces de son origine médiévale, comme le niveau inférieur du bâtiment est, remontant au XVe siècle. Son intégration dans le paysage augeron en fait un exemple typique du patrimoine rural normand.