Frise chronologique
1057
Fondation du prieuré
Fondation du prieuré
1057 (≈ 1057)
Donation par Raoul V et Emmeline de Montreveau.
XVe siècle (fin)
Reconstruction post-guerre
Reconstruction post-guerre
XVe siècle (fin) (≈ 1584)
Dirigée par le prieur Pierre du Fay.
1796
Vente comme bien national
Vente comme bien national
1796 (≈ 1796)
Achat par Lépine et Martin.
20 mars 1978
Inscription monument historique
Inscription monument historique
20 mars 1978 (≈ 1978)
Façades et toitures protégées.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Inscrit MH
Personnages clés
| Raoul V - Vicomte du Maine |
Fonda le prieuré en 1057. |
| Emmeline de Montreveau - Dame du Lude |
Codonatrice du prieuré en 1057. |
| Pierre du Fay - Prieur |
Reconstruit le prieuré fin XVe. |
| Henri IV - Roi de France |
Attribue le prieuré aux jésuites. |
| Pierre-François Lépine - Fermier |
Sauve l'église en 1796. |
| M. Jaffrézic - Maire de Luché |
Obtient la protection en 1978. |
Origine et histoire
Le prieuré de Luché, fondé au XIe siècle, est né de la donation de Raoul V, vicomte du Maine, et de son épouse Emmeline de Montreveau à l'abbaye Saint-Aubin d'Angers. En 1057, ils cèdent l'église locale pour y établir un prieuré dédié à saint Martin. Les moines y érigent une église et un logis, formant un ensemble religieux actif avec une trentaine de religieux. Le site devient une étape pour les pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle, comme en témoignent les coquilles sculptées sur ses façades.
Pendant la guerre de Cent Ans, le prieuré est détruit par les Anglais, puis reconstruit à la fin du XVe siècle sous l'impulsion du prieur Pierre du Fay. Au XVIIe siècle, Henri IV attribue le prieuré aux jésuites, qui y fondent une école. La Révolution transforme son destin : vendu comme bien national en 1796, il est sauvé de la destruction par deux habitants, Pierre-François Lépine et René Martin, qui préservent l'église pour le culte.
Au XIXe siècle, le prieuré devient l'Hôtel du Lion d'Or, avant d'être racheté en 1970 par le maire M. Jaffrézic. Ce dernier obtient en 1978 l'inscription de ses façades et toitures à l'inventaire des monuments historiques. Le logis, quadrangulaire et en pierre de taille, conserve des traces d'ouvertures ogivales murées et une tour octogonale coiffée d'ardoises, témoin de son passé médiéval et religieux.
Aujourd'hui, le manoir de Luché incarne un patrimoine architectural et historique riche, lié à l'Anjou et à la Sarthe. Son histoire reflète les bouleversements religieux, les conflits et les transformations sociales de la région, depuis sa fondation monastique jusqu'à sa préservation contemporaine.