Achèvement des travaux 1617 (≈ 1617)
Fin de construction sous Louis Mérigat.
XVIe siècle
Début de la construction
Début de la construction XVIe siècle (≈ 1650)
Lancement des travaux du manoir.
24 juin 1948
Protection monument historique
Protection monument historique 24 juin 1948 (≈ 1948)
Inscription des façades et toitures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Louis Mérigat - Seigneur de Beaulieu
Commanditaire de l’achèvement en 1617.
Jean Carrier - Seigneur de Nancré
Propriétaire à la fin du XVIIe siècle.
Famille Roumailhac - Propriétaires au XIXe siècle
Donne son nom actuel au manoir.
Origine et histoire
Le manoir de Nanchapt, aussi nommé manoir de Roumailhac, hôtel Mérigat ou château de Roumailhac, est un hôtel particulier Renaissance situé à La Tour-Blanche-Cercles, en Dordogne (Nouvelle-Aquitaine). Implanté au centre du bourg, près de l’ancienne halle et de la place du Marché-Dieu, il se compose de deux logis perpendiculaires reliés par une tour octogonale abritant un escalier en colimaçon. Ses façades et toitures, ornées de sculptures animales et de lucarnes à meneaux, sont protégées depuis 1948. La construction, débutée au XVIe siècle, s’achève en 1617 sous Louis Mérigat, seigneur de Beaulieu.
L’édifice porte les traces de ses propriétaires successifs : hôtel Mérigat au XVIIe siècle, puis manoir de Nanchapt après le mariage d’une héritière avec un seigneur de ce nom. Au XIXe siècle, il est acquis par la famille Roumailhac, qui lui donne son nom actuel. À l’origine, une chapelle attitée au logis nord (transformée en logement au XXe siècle) et une galerie à arcs surbaissés ferment la cour intérieure. Les éléments remarquables incluent une porte sculptée en accolade (XVIe siècle), des gargouilles animales, et une lucarne datée de 1617.
Classé monument historique pour ses façades et toitures, le manoir illustre l’architecture civile Renaissance en Périgord. Propriété partagée entre la commune et un particulier, il mêle fonctions résidentielles et symboliques, reflétant le prestige de ses occupants — conseillers du roi, seigneurs locaux ou bourgeois. Son état actuel conserve peu de modifications depuis 1617, à l’exception de la chapelle convertie et de restaurations mineures.
Les sources mentionnent également son appellation historique de « maison du Marché Dieu », liée à sa proximité avec la halle médiévale. Aucune transformation majeure n’est attestée entre le XVIIe et le XIXe siècle, préservant son caractère d’origine. Aujourd’hui, le manoir reste un témoignage rare de l’habitat aristocratique périgourdin, entre manoir rural et hôtel urbain.