Frise chronologique
1170
Première mention écrite
Première mention écrite
1170 (≈ 1170)
Cartulaire de la Couture cite Rousson.
1482-1493
Construction du corps de logis
Construction du corps de logis
1482-1493 (≈ 1488)
Datation par dendrochronologie (CIPRES).
1980
Changement de propriétaires
Changement de propriétaires
1980 (≈ 1980)
Vente aux propriétaires actuels.
30 mai 1984
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
30 mai 1984 (≈ 1984)
Façades, toitures et cheminées protégées.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Inscrit MH
Personnages clés
| Jean de Rousson - Seigneur du manoir |
Propriétaire entre 1369 et 1386. |
| Pierre Ier de Champagne - Seigneur de Rousson |
Quitte le manoir en 1436. |
| Pierre de Grasmesnil - Maître d'hôtel du comte |
Propriétaire en 1510. |
| Barin de la Galissonnière - Propriétaire noble |
Acquiert Rousson en 1762. |
| Hardouin Pigalle - Acheteur révolutionnaire |
Achat comme bien d’émigré. |
| Général Lamiraux - Propriétaire au XIXe siècle |
Dernier propriétaire avant les Broc. |
Origine et histoire
Le manoir de Rousson, implanté dans un méandre de la Sarthe à 1 km de Parcé-sur-Sarthe, se compose d’un corps de logis flanqué d’une tourelle polygonale et d’une tour d’angle, complétés par des granges et un moulin (la Monnerie). Des éléments défensifs comme une bretèche protégeant l’entrée et des vestiges (four à pain, chapelle, pigeonnier) témoignent de son importance historique. Une fontaine alimentée par des sources se jette dans la Sarthe via un ruisseau. Les analyses dendrochronologiques datent sa construction entre 1482 et 1493.
La première mention de Rousson remonte à 1170 dans le cartulaire de la Couture. Le domaine passe entre les mains de familles nobles : les Rousson (XIVe siècle), les Champagne (1433), puis les Grasmesnil (1510), avant d’être rattaché à la seigneurie de Pescheseul. Au XVIIe siècle, il appartient aux Levis-Mirepoix, puis aux Barin de la Galissonnière (1762) et aux Savonnière (XVIIIe). Confisqué comme bien d’émigré sous la Révolution, il est vendu en 1794 à Hardouin Pigalle. Au XIXe siècle, le général Lamiraux en devient propriétaire, avant son acquisition au XXe siècle par le comte de Broc, puis sa transmission aux actuels propriétaires en 1980.
Le manoir est partiellement inscrit aux monuments historiques depuis le 30 mai 1984, protégeant ses façades, toitures, cheminées et tour. Les recherches géobiologiques ont révélé une enceinte disparue, un vivier et des structures agricoles (cave, pigeonnier), illustrant son rôle central dans l’organisation seigneuriale locale. Son architecture mêle fonctions résidentielles, défensives et économiques, typique des manoirs de la fin du Moyen Âge en Anjou.