Frise chronologique
1581
Construction présumée
Construction présumée
1581 (≈ 1581)
Date archivée, style suggère post-1590
23 décembre 1997
Classement MH
Classement MH
23 décembre 1997 (≈ 1997)
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Inscrit MH
Personnages clés
| Yves Tragin - Seigneur du Plessis d’Avesnes |
Commanditaire du manoir vers 1581 |
| Philibert Delorme - Architecte inspirateur |
Principe architectural suivi pour la construction |
| Charles et Philippe Gagnot - Propriétaires actuels |
Responsables de la restauration depuis 1997 |
Origine et histoire
Le manoir de Verdigné, également appelé « La Grande Maison », fut édifié à la fin du XVIe siècle sur la commune d’Avesnes-en-Saosnois, dans le département de la Sarthe. Commandité par Yves Tragin, seigneur du Plessis d’Avesnes, sa construction est datée de 1581 selon les archives, bien que son style architectural suggère une réalisation postérieure à 1590. Ce manoir, dépendant de la châtellenie de Peray, porte les traces des guerres de religion qui marquèrent la région.
Conçu selon les principes de l’architecte Philibert Delorme, le manoir combine des éléments défensifs et résidentiels. Son corps de logis, flanqué de pavillons bastionnés et entouré de fossés, évoque une place forte, tandis que sa cour intérieure et ses bâtiments annexes rappellent une demeure de plaisance. Les pavillons d’angle, percés d’ouvertures pour bouches à feu, confirment sa vocation militaire. Une aile latérale, ceinturée de fossés, pourrait avoir abrité un jeu de paume, bien que cette hypothèse reste incertaine.
Le manoir fut inscrit aux monuments historiques par arrêté du 23 décembre 1997. Depuis, ses propriétaires actuels, Charles et Philippe Gagnot, œuvrent à sa restauration dans le respect de son architecture d’origine. Le site, situé à 20 minutes de marche au nord-est du bourg de Peray, témoigne de l’histoire seigneuriale et des tensions religieuses de la Renaissance en Sarthe.
Les sources historiques mentionnent des références bibliographiques, dont les travaux de Christine Leduc sur les décors ornementaux (2005) et les écrits d’Henri Renault Du Motey sur la famille Tragin (1897). Ces documents, ainsi que les archives du ministère de la Culture, éclairent l’importance patrimoniale du manoir dans le paysage architectural des Pays de la Loire.