Crédit photo : Anonyme. Ancienne photo du Manoir des Hamardières. - Sous licence Creative Commons
Frise chronologique
1716
Propriété de Nicolas Patas
Propriété de Nicolas Patas
1716 (≈ 1716)
Manoir acquis par l’ancien maire de Tours.
1787
Mention de la chapelle
Mention de la chapelle
1787 (≈ 1787)
Registre religieux attestant son existence.
1914-1924
Résidence de Fernand Ochsé
Résidence de Fernand Ochsé
1914-1924 (≈ 1919)
Lieu transformé en résidence d’artiste.
1er mars 1951
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
1er mars 1951 (≈ 1951)
Protection des façades et toitures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et les toitures (cad. ZX 259) : inscription par arrêté du 1er mars 1951
Personnages clés
| Nicolas Patas - Ancien maire de Tours et négociant |
Propriétaire du manoir en 1716. |
| Fernand Ochsé - Compositeur et musicien |
Résida au manoir (1914-1924). |
Origine et histoire
Le manoir des Hamardières, situé à Fondettes dans le département d’Indre-et-Loire, est un monument emblématique du XVIIIe siècle. Ce domaine quadrangulaire, délimité par les rues de Château-Gaillard, du Morier, des Fontaines et des Chevallières, incarne l’architecture rurale tourangelle de l’époque. Son corps de logis, ses communs et son parc ont conservé leur aspect d’origine, malgré quelques remaniements mineurs aux XIXe siècle.
En 1716, le manoir appartenait à Nicolas Patas, ancien maire de Tours et négociant originaire de l’Orléanais. Un registre religieux de 1787 mentionne une chapelle dépendante du domaine. Au début du XXe siècle, entre 1914 et 1924, le compositeur Fernand Ochsé y résida, transformant le lieu en résidence d’artiste. Le manoir a été inscrit aux monuments historiques le 1er mars 1951.
Architecturalement, le manoir se compose d’un bâtiment principal flanqué d’une aile en retour, encadrant une cour intérieure. La travée centrale, en légère saillie, est surmontée d’un fronton triangulaire percé d’un oculus. Une chapelle rectangulaire, située au sud de la cour, et des communs complètent l’ensemble. Le parc, préservé depuis le XVIIIe siècle, et les bâtiments agricoles, partiellement remaniés, témoignent de son histoire.
Le site illustre à la fois le patrimoine résidentiel tourangeau et l’évolution sociale de ses propriétaires, des notables locaux comme Patas aux artistes du XXe siècle. Son inscription au titre des monuments historiques souligne sa valeur patrimoniale et architecturale.