Acquisition par Macé Louel 1455 (≈ 1455)
Construction de la tour médiévale actuelle.
1623
Ajout de la chapelle
Ajout de la chapelle 1623 (≈ 1623)
Agrandissement sous influence classique.
XVIe siècle
Construction du logis
Construction du logis XVIe siècle (≈ 1650)
Œuvre de la famille Brisart.
1826
Démembrement du domaine
Démembrement du domaine 1826 (≈ 1826)
Division pour raisons successorales.
24 novembre 1998
Inscription MH
Inscription MH 24 novembre 1998 (≈ 1998)
Protection des façades, toitures et jardin.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et les toitures, ainsi que l'escalier du logis ; les façades et les toitures du colombier ; le jardin et ses murs de clôture (cad. A 158, 159, 161, 163, lieudit Les Perrignes, 162, lieudit Château des Perrignes) : inscription par arrêté du 24 novembre 1998
Personnages clés
Macé Louel - Premier propriétaire connu
Fait bâtir la tour en 1455.
Famille Brisart - Constructeurs du logis
Actifs au XVIe siècle.
Henry-Joachim de Chevessailles - Héritier au XVIIIe siècle
Noble cité en 1789.
Origine et histoire
Le manoir des Perrignes est une demeure seigneuriale édifiée au milieu du XVe siècle par Macé Louel, qui acquiert le fief en 1455 et fait construire la tour d’angle caractéristique. Ce premier élément, en retour d’équerre, marque l’ancrage médiéval du site, niché dans un vallon formé par la rivière Huisne. Le manoir s’inscrit alors dans un réseau de fief nobles du Perche, région frontalière entre Normandie et domaine royal.
Au XVIe siècle, la famille Brisart érige le logis principal, transformant la forteresse en résidence plus confortable. Les remaniements se poursuivent au XVIIe siècle avec l’ajout d’une chapelle en 1623 et la modification du toit en pavillon, typique de l’architecture classique. Un plan du XVIIIe siècle atteste de l’organisation d’origine : parterre à la française, cour avec communs, et colombier imposant, symbole du statut seigneurial.
La propriété, transmise à Henry-Joachim de Chevessailles au XVIIIe siècle (noble cité en 1789), est démembrée en 1826 pour des raisons successorales. Le colombier, aujourd’hui converti en habitation, rappelle l’importance économique du fief sous l’Ancien Régime. Depuis 1998, les façades, toitures, l’escalier du logis et le jardin clos sont protégés au titre des monuments historiques, préservant ce témoignage des évolutions architecturales du Perche.
Le site se situe désormais sur la commune nouvelle de Cour-Maugis sur Huisne (Orne), bien que son adresse historique reste associée à Saint-Maurice-sur-Huisne. Son inscription patrimoniale souligne la valeur d’un ensemble alliant éléments défensifs, résidentiels et agricoles, caractéristique des manoirs normands.