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Manoir du Champ-Versan à Bonnebosq dans le Calvados

Calvados

Manoir du Champ-Versan

    Le Versan
    14340 Bonnebosq
Crédit photo : Chevalandrieu - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1733
Attestation de Jacques-Pierre Bazin
XVIe–XVIIe siècles
Construction du manoir
1786
Inhumation de Jean-Baptiste Bazin
1793
Décès de Louis-Philippe d’Harambure
1852
Vente du domaine
15 décembre 2003
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le logis en totalité ; le lavoir (cad. H 43, 224) : inscription par arrêté du 15 décembre 2003

Personnages clés

Regnault de Hesbert - Écuyer, premier détenteur connu Seigneur du Camp-Bénard et Champ-Versan.
Jacques-Pierre Bazin de Sainte-Honorine - Conseiller du roi (1733) Héritier du manoir par alliance.
Jean-Baptiste Bazin de Sainte-Honorine - Ancien garde des sceaux (Parlement de Rouen) Inhumé dans le domaine en 1786.
Louis-Philippe d’Harambure - Baron, émigré sous la Révolution Décédé en 1793, bien nationalisé.

Origine et histoire

Le manoir du Champ-Versan, situé à Bonnebosq dans le Calvados, est une demeure des XVIe et XVIIe siècles, typique de l’architecture Louis XIII. Construit en pans de bois selon un plan quadrangulaire, il incarne le style des logis seigneuriaux de cette époque en Normandie. Le domaine, inscrit aux monuments historiques en 2003, comprend également un lavoir protégé, témoin de son usage agricole et résidentiel passé.

À l’origine, le manoir appartenait à la famille du Camp-Bénard, avec Regnault de Hesbert comme premier détenteur connu. Au XVIIIe siècle, il passe aux Bazin de Sainte-Honorine, dont Jacques-Pierre Bazin, conseiller du roi, et Jean-Baptiste Bazin, ancien garde des sceaux au Parlement de Rouen, y sont inhumés en 1786. Nationalisé sous la Révolution comme bien d’émigré, le domaine est lié à Louis-Philippe d’Harambure, mort en 1793 dans l’armée du prince de Condé.

En 1852, le domaine s’étendait sur 80 hectares, incluant des bâtiments agricoles (pressoir, écuries, granges) et des terres cultivées (Grands-Champs-Versants, Petits-Champs-Versants). Cette description révèle son rôle central dans l’exploitation seigneuriale et agricole locale. Le logis, cœur du manoir, et son lavoir restent les seuls éléments protégés aujourd’hui, symboles de son héritage architectural et historique.

La transmission du manoir reflète les alliances familiales normandes : des Camp-Bénard aux Bazin, puis aux d’Harambure par mariage. Ces familles, souvent liées à la noblesse de robe ou militaire, illustrent l’ancrage local des élites sous l’Ancien Régime. La nationalisation révolutionnaire marque un tournant, avant son retour dans le giron privé au XIXe siècle.

Liens externes