Construction initiale 2e moitié XVIe siècle (≈ 1650)
Transformation médiévale en demeure Renaissance
1667
Vente du domaine
Vente du domaine 1667 (≈ 1667)
Passage des Andigné à Chastelain
1793-1796 (guerre de Vendée)
Refuge chouan
Refuge chouan 1793-1796 (guerre de Vendée) (≈ 1795)
Cache d’Augustin de Jourdan
1991
Inscription MH
Inscription MH 1991 (≈ 1991)
Protection des bâtiments et intérieurs
1994
Classement MH
Classement MH 1994 (≈ 1994)
Façades, toitures et cour d’honneur
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Bâtiments constituant le manoir, à savoir : corps de logis (intérieur) avec bâtiments et tours le prolongeant ; pavillon isolé (intérieur) (cad. A 451) : inscription par arrêté du 18 avril 1991 ; Façades et toitures du corps de logis principal et du pavillon isolé ; parcelle correspondant à l'emprise du château et de son ancienne cour d'honneur (cad. A 451) : classement par arrêté du 7 février 1994
Personnages clés
Charles François d’Andigné - Marquis de Vezins
Ancien propriétaire, vendeur en 1667
Toussaint Chastelain - Juge-consul d’Angers
Acquéreur du manoir en 1667
Augustin René de Jourdan - Chef chouan
Arrêté et fusillé pendant la Vendée
Origine et histoire
Le manoir du Hardas est un édifice civil de la seconde Renaissance, construit dans la 2e moitié du XVIe siècle à Louvaines (Maine-et-Loire). Transformé à partir d’un château médiéval, il illustre l’influence artistique du château de Durtal, avec ses quatre corps de bâtiments flanqués de tours circulaires. Ses éléments architecturaux – lucarnes en tuffeau, escalier à vis, dôme à lanternon – reflètent le raffinement de l’époque, tandis que ses parties agricoles, majoritairement du XIXe siècle, complètent l’ensemble.
Le domaine, vendu en 1667 par Charles François d’Andigné (marquis de Vezins) à Toussaint Chastelain, juge-consul d’Angers, inclut alors terres, métairies et bois. Pendant la guerre de Vendée, le manoir abrite des Chouans, dont Augustin René de Jourdan, arrêté dans une cache du grenier et fusillé par les Républicains. Ces événements lui valent une place dans la mémoire locale.
Classé Monument Historique (inscription en 1991, classement en 1994), le Hardas protège ses façades, toitures, et intérieurs, dont le pavillon isolé et la cour d’honneur. Les matériaux – moellons de grès, tuffeau – et les reprises des XVIIe et XIXe siècles témoignent de son évolution. Aujourd’hui, il reste un symbole du patrimoine angevin, entre histoire seigneuriale et conflits révolutionnaires.