Première mention d'un seigneur 1080 (≈ 1080)
Fief attesté avec un seigneur non nommé.
20 octobre 1591
Massacre des soldats royaux
Massacre des soldats royaux 20 octobre 1591 (≈ 1591)
Soldats tués par les Ligueurs.
début XVIe siècle (vers 1509)
Agrandissement du logis
Agrandissement du logis début XVIe siècle (vers 1509) (≈ 1604)
Yves de Tinténiac agrandit le manoir.
1823
Construction des dépendances
Construction des dépendances 1823 (≈ 1823)
Bâtiments agricoles édifiés cette année.
1878
Dernière mention de la chapelle
Dernière mention de la chapelle 1878 (≈ 1878)
Chapelle déjà détruite à cette date.
30 novembre 1972
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 30 novembre 1972 (≈ 1972)
Protection des façades et douves.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures ; tour de la poterne ; douves (cad. A 293, 294) : inscription par arrêté du 30 novembre 1972
Personnages clés
Yves de Tinténiac - Seigneur et maître d'hôtel
Agrandit le manoir vers 1509.
Origine et histoire
Le manoir Les Vents est un édifice situé au Lion-d'Angers, dans le département de Maine-et-Loire en région Pays de la Loire. Construit entre les XVe et XVIIe siècles, il représente un exemple typique d’architecture seigneuriale de cette période, combinant un logis principal, une tour d’escalier hors-œuvre, et des douves entourant une plate-forme surélevée. Le site conserve également des traces d’une motte féodale partiellement arasée, attestant d’une occupation bien antérieure, mentionnée dès 1080.
Le logis, daté du XVe siècle, fut agrandi au début du XVIe siècle, probablement sous l’impulsion d’Yves de Tinténiac, maître d’hôtel du maréchal de Rieux, qui acquit la seigneurie en 1509. Une chapelle, aujourd’hui détruite, était encore mentionnée en 1878, avec un chevet plat orné d’une fenêtre à meneau quadrilobé. Le manoir fut le théâtre d’un épisode violent le 20 octobre 1591, lorsque des soldats royaux y furent massacrés par les Ligueurs, illustrant les tensions religieuses de l’époque. Les façades, toitures, et douves sont protégées depuis 1972 au titre des monuments historiques.
Au XIXe siècle, des modifications furent apportées, comme la reprise de la charpente ou l’ajout de lucarnes, tandis que des dépendances agricoles furent édifiées en 1823. La poterne d’entrée, aujourd’hui réduite à une tour, et les douves subsistantes rappellent le système défensif originel. Le manoir, siège d’un ancien fief, mêle ainsi des éléments médiévaux, Renaissance et modernes, reflétant son évolution au fil des siècles.
La région, marquée par l’Anjou historique, était alors un territoire de seigneuries puissantes, où les manoirs servaient de centres administratifs et résidentiels pour l’aristocratie locale. Ces édifices jouaient un rôle clé dans l’organisation économique et sociale, souvent liés à l’exploitation agricole et à la gestion des terres environnantes. Le Lion-d’Angers, situé à proximité d’Angers, bénéficiait d’une position stratégique entre les influences bretonnes et angevines.
L’inscription aux monuments historiques en 1972 a permis de préserver les éléments les plus remarquables du manoir, notamment ses façades, sa tour d’escalier en schiste, et ses douves. Bien que certaines parties aient disparu ou été transformées, comme la chapelle, le site conserve une valeur patrimoniale significative, témoignant des mutations architecturales et politiques de l’Anjou entre Moyen Âge et époque moderne.