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Manoir Les Vents en Maine-et-Loire

Manoir Les Vents

    350 Les Vents
    49220 au Lion-d'Angers
Propriété privée

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1080
Première mention d'un seigneur
20 octobre 1591
Massacre des soldats royaux
début XVIe siècle (vers 1509)
Agrandissement du logis
1823
Construction des dépendances
1878
Dernière mention de la chapelle
30 novembre 1972
Inscription aux Monuments Historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures ; tour de la poterne ; douves (cad. A 293, 294) : inscription par arrêté du 30 novembre 1972

Personnages clés

Yves de Tinténiac - Seigneur et maître d'hôtel Agrandit le manoir vers 1509.

Origine et histoire

Le manoir Les Vents est un édifice situé au Lion-d'Angers, dans le département de Maine-et-Loire en région Pays de la Loire. Construit entre les XVe et XVIIe siècles, il représente un exemple typique d’architecture seigneuriale de cette période, combinant un logis principal, une tour d’escalier hors-œuvre, et des douves entourant une plate-forme surélevée. Le site conserve également des traces d’une motte féodale partiellement arasée, attestant d’une occupation bien antérieure, mentionnée dès 1080.

Le logis, daté du XVe siècle, fut agrandi au début du XVIe siècle, probablement sous l’impulsion d’Yves de Tinténiac, maître d’hôtel du maréchal de Rieux, qui acquit la seigneurie en 1509. Une chapelle, aujourd’hui détruite, était encore mentionnée en 1878, avec un chevet plat orné d’une fenêtre à meneau quadrilobé. Le manoir fut le théâtre d’un épisode violent le 20 octobre 1591, lorsque des soldats royaux y furent massacrés par les Ligueurs, illustrant les tensions religieuses de l’époque. Les façades, toitures, et douves sont protégées depuis 1972 au titre des monuments historiques.

Au XIXe siècle, des modifications furent apportées, comme la reprise de la charpente ou l’ajout de lucarnes, tandis que des dépendances agricoles furent édifiées en 1823. La poterne d’entrée, aujourd’hui réduite à une tour, et les douves subsistantes rappellent le système défensif originel. Le manoir, siège d’un ancien fief, mêle ainsi des éléments médiévaux, Renaissance et modernes, reflétant son évolution au fil des siècles.

La région, marquée par l’Anjou historique, était alors un territoire de seigneuries puissantes, où les manoirs servaient de centres administratifs et résidentiels pour l’aristocratie locale. Ces édifices jouaient un rôle clé dans l’organisation économique et sociale, souvent liés à l’exploitation agricole et à la gestion des terres environnantes. Le Lion-d’Angers, situé à proximité d’Angers, bénéficiait d’une position stratégique entre les influences bretonnes et angevines.

L’inscription aux monuments historiques en 1972 a permis de préserver les éléments les plus remarquables du manoir, notamment ses façades, sa tour d’escalier en schiste, et ses douves. Bien que certaines parties aient disparu ou été transformées, comme la chapelle, le site conserve une valeur patrimoniale significative, témoignant des mutations architecturales et politiques de l’Anjou entre Moyen Âge et époque moderne.

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