Premier seigneur attesté 1521 (≈ 1521)
Jacques Rosette, seigneur de Vasteville
1570
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle 1570 (≈ 1570)
Chapelle Sainte-Madelaine érigée
1673
Fonte de la cloche
Fonte de la cloche 1673 (≈ 1673)
Cloche aux armoiries Mesnil-Eury
11 juin 1980
Protection monument historique
Protection monument historique 11 juin 1980 (≈ 1980)
Inscription façades et toitures
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures (à l'exception du bâtiment récemment reconstruit) , ainsi que celles des dépendances (cad. C 334) : inscription par arrêté du 11 juin 1980
Personnages clés
Jacques Rosette - Seigneur de Vasteville
Propriétaire en 1521
Charles-Olivier Rosette de Brucourt - Lieutenant aux Gardes françaises
Auteur d’un traité éducatif
Famille Mesnil-Eury - Propriétaires ultérieurs
Armoiries sur la cloche
Origine et histoire
Le manoir de Toutfresville est une demeure située dans le Cotentin, sur l’ancienne commune de Vasteville, aujourd’hui intégrée à La Hague (Manche, Normandie). Probablement construit à la fin du XVIe siècle ou au début du XVIIe, il appartenait autrefois au bailliage de Jersey. Son accès se fait par une double porte charretière et piétonne, et il comprend une tour ronde encastrée, des communs avec une charretterie à six arches, ainsi qu’une chapelle désaffectée, Sainte-Madelaine, érigée en 1570. Une légende locale raconte qu’une jeune femme nommée Madeleine, victime d’un naufrage, y serait enterrée.
En 1521, Jacques Rosette, seigneur de Vasteville, est le premier propriétaire attesté. La seigneurie passe ensuite aux familles Symon puis Mesnil-Eury, dont les armoiries (« de sable fretté de six pièces d’argent ») figurent sur une cloche de 1673. Charles-Olivier Rosette de Brucourt, descendant de Jacques, lieutenant aux Gardes françaises, est l’auteur d’un Traité de l’éducation de la jeune noblesse et le fondateur de la bibliothèque de Coutances. Le manoir, partiellement inscrit aux monuments historiques depuis 1980, conserve également un colombier ayant servi de tour de défense.
Les façades et toitures du manoir (hors bâtiment reconstruit) et celles des dépendances sont protégées depuis l’arrêté du 11 juin 1980. Le site inclut aussi des éléments défensifs et agricoles, reflétant son rôle à la fois seigneurial et utilitaire. La chapelle Sainte-Madelaine, bien que désaffectée, reste un témoignage de la piété locale et des légendes maritimes normandes. Les coordonnées GPS placent le manoir à proximité de la rue de la Pâture, dans l’actuelle commune de La Hague.