Introduction du velours de coton 1762 (≈ 1762)
Honoré Matifas lance la fabrication à Amiens.
1794
Fondation de la manufacture
Fondation de la manufacture 1794 (≈ 1794)
Création de l’entreprise Cosserat.
1857
Installation sur le site actuel
Installation sur le site actuel 1857 (≈ 1857)
Tissage mécanique avec 400 métiers anglais.
1880
Reconstruction de la roue Sagebien
Reconstruction de la roue Sagebien 1880 (≈ 1880)
Alimentation des machines à vapeur.
1891
Construction du réfectoire et salle des machines
Construction du réfectoire et salle des machines 1891 (≈ 1891)
Architecture emblématique en briques.
1914-1918
Monument aux morts érigé
Monument aux morts érigé 1914-1918 (≈ 1916)
Hommage aux ouvriers morts pour la France.
1931
Incendie de la salle des machines
Incendie de la salle des machines 1931 (≈ 1931)
Remplacement par une verrière.
2001
Classement partiel aux monuments historiques
Classement partiel aux monuments historiques 2001 (≈ 2001)
Protection des façades et intérieurs remarquables.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La manufacture comprenant : la salle des 500 métiers, façade et toiture ; la salle de la machine à vapeur (datée de 1891 et 1908) : façades, toitures et dispositions intérieures (avec luminaires intérieurs) , en totalité ; les bâtiments dans le prolongement du précédent (datés de 1902 et 1920) : façades sur rue et versants de toiture correspondants ; tout l'alignement des bâtiments teinture et ceux qui sont dans leur prolongement (datés de 1885, 1886, 1898 et 1926) , à l'exception du bâtiment de la sanforiseuse (1949-1958) : toutes les façades sur rue avec versants de toiture correspondants ; le monument aux morts ; les deux bâtiments couverts en planche de part et d'autre du monument aux morts : façades et toitures ; le bâtiment administratif à clocheton (daté de 1891) : façades et toitures ; le bâtiment de direction, avec le bureau de M. Bittan (daté de 1898) : façades et toitures ; le bâtiment de la Société de Coopérative, le Showroom (daté de 1890) : façades et toitures ; la bâtiment dans le prolongement (daté de 1889) : façades et toitures ; le garage et la menuiserie en retour (daté de 1889 et 1920) : façade et seul versant toiture sur cour ; le tissage de toile (daté de 1903) : seule façade sur cour, avec toiture pyramidale au-dessus du fronton ; le moulin en totalité, avec le vannage ; la maison du concierge (datée de 1886) : façades et toitures (cad. IY 34, 37, 69) : inscription par arrêté du 11 juin 2001
Personnages clés
Honoré Matifas - Pionnier du velours
Introduit le velours de coton à Amiens en 1762.
Jean Cosserat - Ouvrier mort pour la France
Nom gravé sur le monument aux morts (1895-1915).
Origine et histoire
La manufacture de velours et coton Cosserat, située à Amiens dans la Somme, est fondée en 1794 et s’installe sur son site actuel en 1857. Elle devient un acteur majeur de l’industrie textile picarde, notamment grâce à l’importation de 400 métiers mécaniques anglais cette même année. Le site, traversé par la rivière Selle, utilise une roue à aubes Sagebien (reconstruite en 1880) pour actionner ses machines à vapeur. Entre 1879 et 1908, l’usine s’étend avec la construction de bâtiments emblématiques comme la salle des 500 métiers (1886-1891) ou la salle des machines (1891-1908), surnommée « la cathédrale » pour son architecture monumentale en briques rouges et blanches.
Le complexe industriel, d’une superficie de 131 000 m2, comprend aussi des bâtiments sociaux comme le réfectoire (1891), la maison du directeur (1898), ou une coopérative (1890). Un monument aux morts, érigé après la Première Guerre mondiale, rend hommage aux ouvriers tombés au combat, dont Jean Cosserat (1895-1915), membre de la famille fondatrice. L’usine, partiellement inscrite aux monuments historiques en 2001, symbolise l’âge d’or du velours d’Amiens, produit exporté bien au-delà des Hauts-de-France.
Architecturalement, le site mêle briques industrielles et éléments décoratifs, comme le clocheton horloge du réfectoire ou la verrière métallique de la salle des machines, ajoutée après un incendie en 1931. Les ateliers, organisés autour de la Selle, abritaient des processus complets : tissage, teinture, blanchiment et finition. Bien que certains bâtiments aient été détruits ou transformés, l’ensemble conserve des traces des chaudières (1893-1903), des écuries (1889) et d’une cheminée tronconique en brique, témoin de l’activité vapeur. La manufacture cesse progressivement son activité textile au XXe siècle, mais son patrimoine industriel reste un marqueur de l’histoire économique d’Amiens.
Avis
Veuillez vous connecter pour poster un avis