Fondation par la Compagnie des Indes 1724 (≈ 1724)
Création de la manufacture, atelier provisoire.
1726
Début de la construction
Début de la construction 1726 (≈ 1726)
Plans de Martinet et Gabriel.
1791
Fermeture et privatisation
Fermeture et privatisation 1791 (≈ 1791)
Vendue à la société Delafraye.
1811
Rachat par l’État
Rachat par l’État 1811 (≈ 1811)
Intégration à la Régie des contributions.
1944
Destruction par bombardements
Destruction par bombardements 1944 (≈ 1944)
Seule la porte subsiste.
1946
Classement monument historique
Classement monument historique 1946 (≈ 1946)
Protection de la porte monumentale.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade : classement par arrêté du 2 décembre 1946
Personnages clés
Jacques Martinet - Ingénieur du roi
Concepteur des plans initiaux.
Gabriel - Ingénieur des Ponts et Chaussées
Co-auteur des plans.
Origine et histoire
La manufacture des tabacs du Havre fut fondée en 1724 par la Compagnie des Indes, qui utilisa d’abord un ancien jeu de paume comme atelier provisoire. À partir de 1726, une nouvelle manufacture fut construite selon les plans des ingénieurs Jacques Martinet et Gabriel, formant un quadrilatère autour d’une cour centrale. Ce complexe abritait magasins, bureaux et ateliers, alimentés en eau par un aqueduc relié à la fontaine Saint-François. Un second bâtiment, érigé à partir de 1728, présentait un portail orné des armes de la Compagnie des Indes et de symboles commerciaux.
En 1745 et 1765, la manufacture s’agrandit avec la construction d’un grand magasin et d’un troisième bâtiment. Après sa fermeture en 1791, elle fut rachetée par des privés avant de revenir à l’État en 1811 sous la Régie des contributions indirectes. Au XIXe siècle, elle se modernisa avec l’installation de machines à vapeur (1830, 1857) et l’annexion d’un entrepôt voisin (1856). Détruite lors des bombardements de 1944, seule sa porte monumentale en pierre de Caen et de Caumont subsista, classée monument historique en 1946.
Les vestiges restants furent finalement démolis en 1960, ne laissant que la porte, aujourd’hui conservée. Ce site illustre l’importance économique du Havre dans le commerce colonial français aux XVIIIe et XIXe siècles, ainsi que les transformations industrielles de la production de tabac. La manufacture incarnait aussi le pouvoir royal et commercial, comme en témoignent ses décors architecturaux et son organisation fonctionnelle.
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