Incendie de la halle originale 18 juillet 1871 (≈ 1871)
Destruction du marché précédent par un incendie.
12 janvier 1872
Vote du projet de reconstruction
Vote du projet de reconstruction 12 janvier 1872 (≈ 1872)
Conseil municipal approuve les plans de Trouillé.
17 janvier 1874
Inauguration du marché actuel
Inauguration du marché actuel 17 janvier 1874 (≈ 1874)
Ouverture officielle avec sa fontaine.
31 mars 1992
Classement monument historique
Classement monument historique 31 mars 1992 (≈ 1992)
Protection officielle du marché et de la fontaine.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Marché central couvert, y compris la fontaine (cad. AK 0051) : classement par arrêté du 31 mars 1992
Personnages clés
Alcide Léger - Maire de Pointe-à-Pitre
Initiateur du projet de reconstruction.
Charles Trouillé - Architecte voyer
Concepteur des plans du marché.
Origine et histoire
Le marché central de Pointe-à-Pitre, aussi nommé marché aux Épices ou marché Saint-Antoine, fut érigé en 1874 sur l’ancienne place Royale (devenue place de la Liberté), après l’incendie de 1871 qui détruisit la halle précédente. Le projet, porté par le maire Alcide Léger, fut confié à l’architecte Charles Trouillé, qui s’inspira des halles métalliques de Baltard, alors en vogue. La structure, composée de six fermes cintrées en fer, fut fabriquée par la Maison Joly d’Argenteuil, tout comme celle de l’église Saint-Pierre-et-Saint-Paul.
Inauguré le 17 janvier 1874 avec une fontaine importée de métropole, le marché devint un lieu emblématique de la ville. Au XXe siècle, il se spécialisa dans les épices. Son architecture combine des colonnes en fonte, des chapiteaux décorés et une toiture en tôles ondulées, remplaçant les tuiles d’origine. La halle et sa fontaine furent classées monuments historiques en 1992, après une inscription en 1990.
La charpente métallique, typique de l’industrialisation du XIXe siècle, repose sur des poteaux cylindriques servant aussi à l’évacuation des eaux pluviales. Ce marché illustre l’adaptation des modèles architecturaux métropolitains aux colonies, tout en répondant aux besoins locaux d’un espace commercial couvert. Son classement souligne son importance patrimoniale et historique pour la Guadeloupe.
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