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Marché

Marché


    97229 aux Trois-Îlets

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
7 février 1928
Autorisation de construction
18 octobre 1928
Commande de l'ossature
août 2006
Rénovation de la toiture
13 décembre 2019
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le marché en totalité, sur la parcelle n° 126, figurant au cadastre section D : inscription par arrêté du 13 décembre 2019

Personnages clés

Gouverneur de Martinique (1928) - Autorité coloniale A autorisé la construction du marché.
Léon DUBOIS - Fournisseur d'ossature métallique Entreprise nantaise ayant livré la charpente.

Origine et histoire

Le marché couvert des Trois-Îlets, situé en Martinique, a été autorisé par le gouverneur le 7 février 1928. Sa construction répondait à un besoin local pour un espace commercial protégé, dans une région où les ressources en eau étaient limitées et la pluviométrie faible. La municipalité a passé commande auprès de la maison Léon DUBOIS de Nantes pour une ossature métallique complète, incluant fermes, poteaux, charpente et grilles en fer forgé. Les matériaux, livrés à Fort-de-France, furent montés par la régie municipale sans modification majeure depuis, à l'exception de la toiture refaite après le cyclone Dean en 2006.

L’édifice se distingue par sa structure en béton armé, sa toiture à quatre pans en tôle tuilée, et ses façades ajourées de grilles en fer forgé ornées de motifs décoratifs. Une citerne attitrée, aujourd’hui désaffectée, témoigne de son rôle historique dans l’approvisionnement en eau des habitants. Le marché, bien que peu valorisé malgré son importance patrimoniale, a servi de lieu d’échanges politiques lors des campagnes électorales, où les opposants s’affrontaient verbalement depuis ses escaliers.

Classé Monument Historique en 2019, le marché illustre l’adaptation architecturale aux contraintes climatiques et sociales de la Martinique du début du XXe siècle. Son authenticité préservée, malgré les dégâts du cyclone Dean, en fait un exemple rare d’infrastructure publique coloniale encore en usage. La citerne adjacente, transformée en atelier d’artiste, ajoute une dimension culturelle contemporaine à ce patrimoine utilitaire.

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