Construction du menhir Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période d'érection estimée pour la Grande Borne.
1889
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 1889 (≈ 1889)
Protection officielle parmi les premiers menhirs bourguignons.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Menhir de la Grande Borne (cad. J 178, 70) : classement par liste de 1889
Personnages clés
Comte d'Ivory - Propriétaire et collectionneur
A déplacé d'autres menhirs locaux (non la Grande Borne).
Origine et histoire
Le menhir de la Grande Borne, situé à Coulmier-le-Sec en Bourgogne, est l’un des rares mégalithes classés du Châtillonnais, une région plus connue pour ses sites celtiques de Hallstatt et La Tène. Daté du Néolithique, il porte aussi le nom de Tête de Chevau et se dresse dans un champ, à droite de la route menant de Coulmier à Villaines-en-Duesmois, près de la ferme de Rippes. Classé Monument Historique dès 1889, il illustre l’occupation préhistorique de ce territoire, marqué par des pierres dressées aux fonctions encore débattues (repères, symboles religieux ou funéraires).
Le Châtillonnais, dans le nord de la Côte-d’Or, concentre plusieurs menhirs remarquables, dont trois sont protégés au titre des Monuments Historiques. Parmi eux, la Grande Borne se distingue par sa localisation sur un axe ancien et son classement précoce, reflétant l’intérêt des archéologues du XIXe siècle pour ces vestiges. Ces mégalithes coexistent avec d’autres traces néolithiques, comme les abris sous roche de Balot ou les fossés de Duesme, révélant une occupation humaine dense liée à la chasse (ours, mammouths) et à l’agriculture naissante.
Contrairement aux menhirs déplacés comme celui de Châtillon (transféré par le comte d’Ivory), la Grande Borne est restée in situ, préservant son contexte archéologique. Sa proximité avec des tumulus et des pierres percées (comme à Nod-sur-Seine) suggère un paysage mégalithique organisé, peut-être lié à des rituels ou à des marquages territoriaux. Les fouilles régionales ont mis au jour des outils en silex et des ossements d’animaux disparus (rhinocéros laineux), confirmant l’ancrage néolithique de cette zone avant son essor à l’âge du Fer.
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