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Métropolitain, station Louis-Blanc à Paris 1er dans Paris

Métropolitain, station Louis-Blanc


    75010 Paris 10e Arrondissement
Propriété d'un établissement public de l'Etat
Métropolitain, station Louis-Blanc
Métropolitain, station Louis-Blanc
Métropolitain, station Louis-Blanc
Métropolitain, station Louis-Blanc
Métropolitain, station Louis-Blanc
Métropolitain, station Louis-Blanc
Métropolitain, station Louis-Blanc
Métropolitain, station Louis-Blanc
Métropolitain, station Louis-Blanc
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Métropolitain, station Louis-Blanc
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Métropolitain, station Louis-Blanc
Métropolitain, station Louis-Blanc
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Métropolitain, station Louis-Blanc
Métropolitain, station Louis-Blanc
Métropolitain, station Louis-Blanc
Métropolitain, station Louis-Blanc
Métropolitain, station Louis-Blanc
Crédit photo : Jason Whittaker - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1900
Conception par Guimard
19 juillet 1900
Inauguration partielle
1903
Rupture avec la CMP
1913
Fin des installations
12 février 2016
Protection officielle
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Entourage de l'accès situé à l'angle de la rue La Fayette et de la rue du Faubourg-Saint-Martin (élément non cadastré, se situant face à la parcelle cadastrale AG 23) : inscription par arrêté du 12 février 2016

Personnages clés

Hector Guimard - Architecte Créateur des entrées Art nouveau.
Adrien Bénard - Président de la CMP Aura peut-être soutenu son choix.
Eugène Gillet - Artisan émailleur Fournisseur des panneaux de lave émaillée.
Joseph Cassien-Bernard - Architecte rival A conçu des balustrades néoclassiques.

Origine et histoire

L’entrée de métro de la station Louis-Blanc, conçue par Hector Guimard en 1900, s’inscrit dans le projet d’embellissement des accès du réseau parisien pour l’Exposition universelle. Ce modèle, typique de l’Art nouveau, mêle fer, fonte, verre et lave émaillée, avec des candélabres en forme de « brins de muguet » et des enseignes au lettrage sinueux. Guimard, bien que non lauréat du concours initial, fut choisi pour son style innovant et sa capacité à standardiser les éléments architecturaux, malgré des tensions ultérieures avec la Compagnie du Métropolitain (CMP).

Les entrées Guimard, initialement critiquées pour leur esthétique jugée trop exubérante, furent progressivement abandonnées après 1913 au profit de designs plus sobres. Sur les 167 réalisations originales, la majorité des édicules et près de la moitié des entourages furent détruits dans l’entre-deux-guerres, victimes du déclin de l’Art nouveau et des coûts d’entretien. La station Louis-Blanc, comme d’autres, bénéficia cependant d’une protection tardive : ses éléments subsistants furent inscrits aux Monuments historiques en 2016, dans le cadre d’une réhabilitation globale des œuvres de Guimard.

La conception modulaire des entrées, permettant une reproduction en série, fut un argument clé pour leur adoption, bien que Guimard ait dû céder ses droits artistiques à la CMP en 1903. Les matériaux, comme la lave émaillée d’Eugène Gillet ou les fontes de la Fonderie du Val d’Osne, furent choisis pour leur durabilité et leur esthétique. Les couleurs d’origine, combinant verts grisés et orangés, visaient à harmoniser les structures avec le paysage urbain, tout en marquant une rupture avec l’architecture traditionnelle.

L’entrée de Louis-Blanc, située à l’angle de la rue Lafayette et du Faubourg-Saint-Martin, illustre l’héritage de Guimard dans le 10e arrondissement. Son entourage, protégé en 2016, témoigne de la volonté de préserver ces icônes du Paris de la Belle Époque. Les restaurations récentes, comme celle des verrines ou des enseignes émaillées, visent à retrouver l’aspect initial, tout en adaptant les techniques modernes. Aujourd’hui, ces entrées, autrefois controversées, sont devenues des symboles indissociables de l’identité visuelle de la capitale.

Au-delà de leur fonction pratique, les créations de Guimard pour le métro ont influencé l’art et la culture, apparaissant dans des films, bandes dessinées ou peintures comme celles d’Eugène Galien-Laloue. Leur forme organique, inspirée du végétal (libellules, muguet) ou de motifs abstraits, a marqué l’imaginaire collectif. Des reproductions existent même à l’étranger, comme à Montréal ou Las Vegas, preuve de leur rayonnement international. La station Louis-Blanc, avec son entourage préservé, perpétue ainsi ce patrimoine unique, entre mémoire historique et modernité.

Liens externes