Donation aux Templiers 1140 (≈ 1140)
Terrain cédé par la comtesse Mahaut de Châteaudun.
1223
Fondation des Cordeliers
Fondation des Cordeliers 1223 (≈ 1223)
Les Templiers cèdent le site aux Cordeliers.
1589
Saccage par Henri IV
Saccage par Henri IV 1589 (≈ 1589)
Couvent pillé, église incendiée, père Chessé exécuté.
1743
Reconstruction partielle
Reconstruction partielle 1743 (≈ 1743)
Restauration après déclin des religieux.
1790
Expulsion des moines
Expulsion des moines 1790 (≈ 1790)
Vente comme bien national en 1792.
1971
Transformation en maison de retraite
Transformation en maison de retraite 1971 (≈ 1971)
Nouvelle vocation des bâtiments.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures du cloître ; façades et toitures du bâtiment jouxtant le cloître au Sud ; charmille dans le jardin (cad. G1 514 à 518) : inscription par arrêté du 5 décembre 1963
Personnages clés
Mahaut de Châteaudun - Comtesse de Vendôme
Dona le terrain aux Templiers en 1140.
Père Chessé - Gardien des Cordeliers
Exécuté en 1589 par les troupes d’Henri IV.
Clément XIV - Pape
Offrit un portrait au couvent (brûlé à la Révolution).
Origine et histoire
Le monastère des Bénédictines du Calvaire, aujourd’hui situé à Vendôme, trouve ses origines dans un couvent de Cordeliers fondé en 1223. Ce terrain, initialement donné aux Templiers en 1140 par la comtesse Mahaut de Châteaudun, fut cédé aux Cordeliers qui y édifièrent une église dédiée à Saint-Jean-Baptiste. Le couvent devint un centre religieux majeur, accueillant onze chapitres provinciaux entre 1274 et 1747, dont celui de 1511 qui rassembla environ 350 moines.
Au XVIe siècle, le couvent fut pillé et incendié en 1589 lors de la prise de Vendôme par Henri IV, en représailles à la résistance catholique. Le père Chessé, gardien des Cordeliers, fut exécuté, et les religieux dispersés pendant une décennie. Malgré une reconstruction partielle en 1743, le déclin s’accéléra : de cinq moines en 1770, il n’en restait que deux en 1784. Le couvent fut définitivement abandonné en 1789, avant d’être vendu comme bien national en 1792.
Transformé en maison de rééducation pour jeunes filles sous la Révolution, le site fut ensuite racheté par les Calvairiennes, devenant le couvent du Calvaire. Depuis 1971, les bâtiments abritent une maison de retraite. L’architecture conserve des traces des XIIIe, XVIe et XVIIIe siècles, avec un cloître restauré et des façades classées Monument Historique en 1963. Le lieu témoigne des bouleversements religieux et politiques de la région, des Templiers à la Révolution.
Les sources historiques mentionnent également l’influence des Cordeliers sur la population vendômoise, notamment lors des conflits religieux. Leur résistance face aux troupes protestantes d’Henri IV, duc de Vendôme, illustre leur rôle politique et spirituel. Le pape Clément XIV offrit même un portrait au couvent, détruit pendant la Révolution. Aujourd’hui, le monastère reste un exemple d’adaptation architecturale et fonctionnelle à travers les siècles.
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