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Monastère des Bénédictines du Calvaire à Vendôme dans le Loir-et-Cher

Monastère des Bénédictines du Calvaire

    7 Rue du Puits
    41100 Vendôme
Propriété d'une association
Crédit photo : Chatmouettes - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1140
Donation aux Templiers
1223
Fondation des Cordeliers
1589
Saccage par Henri IV
1743
Reconstruction partielle
1790
Expulsion des moines
1971
Transformation en maison de retraite
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures du cloître ; façades et toitures du bâtiment jouxtant le cloître au Sud ; charmille dans le jardin (cad. G1 514 à 518) : inscription par arrêté du 5 décembre 1963

Personnages clés

Mahaut de Châteaudun - Comtesse de Vendôme Dona le terrain aux Templiers en 1140.
Père Chessé - Gardien des Cordeliers Exécuté en 1589 par les troupes d’Henri IV.
Clément XIV - Pape Offrit un portrait au couvent (brûlé à la Révolution).

Origine et histoire

Le monastère des Bénédictines du Calvaire, aujourd’hui situé à Vendôme, trouve ses origines dans un couvent de Cordeliers fondé en 1223. Ce terrain, initialement donné aux Templiers en 1140 par la comtesse Mahaut de Châteaudun, fut cédé aux Cordeliers qui y édifièrent une église dédiée à Saint-Jean-Baptiste. Le couvent devint un centre religieux majeur, accueillant onze chapitres provinciaux entre 1274 et 1747, dont celui de 1511 qui rassembla environ 350 moines.

Au XVIe siècle, le couvent fut pillé et incendié en 1589 lors de la prise de Vendôme par Henri IV, en représailles à la résistance catholique. Le père Chessé, gardien des Cordeliers, fut exécuté, et les religieux dispersés pendant une décennie. Malgré une reconstruction partielle en 1743, le déclin s’accéléra : de cinq moines en 1770, il n’en restait que deux en 1784. Le couvent fut définitivement abandonné en 1789, avant d’être vendu comme bien national en 1792.

Transformé en maison de rééducation pour jeunes filles sous la Révolution, le site fut ensuite racheté par les Calvairiennes, devenant le couvent du Calvaire. Depuis 1971, les bâtiments abritent une maison de retraite. L’architecture conserve des traces des XIIIe, XVIe et XVIIIe siècles, avec un cloître restauré et des façades classées Monument Historique en 1963. Le lieu témoigne des bouleversements religieux et politiques de la région, des Templiers à la Révolution.

Les sources historiques mentionnent également l’influence des Cordeliers sur la population vendômoise, notamment lors des conflits religieux. Leur résistance face aux troupes protestantes d’Henri IV, duc de Vendôme, illustre leur rôle politique et spirituel. Le pape Clément XIV offrit même un portrait au couvent, détruit pendant la Révolution. Aujourd’hui, le monastère reste un exemple d’adaptation architecturale et fonctionnelle à travers les siècles.

Liens externes