Construction de la fontaine 1336-1340 (≈ 1338)
Édification des deux bassins et du système hydraulique.
1343
Renforcement des murailles
Renforcement des murailles 1343 (≈ 1343)
Soutènement pour la fontaine enfouie à 2,5 m.
1362
Création de l’aqueduc souterrain
Création de l’aqueduc souterrain 1362 (≈ 1362)
Acheminement des eaux vers l’Aveyron (571 florins).
1833
Restauration majeure
Restauration majeure 1833 (≈ 1833)
Escaliers, pavage et clôture en fer forgé ajoutés.
1883
Seconde restauration
Seconde restauration 1883 (≈ 1883)
Rénovation des murs et installation d’une rampe.
1920
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 1920 (≈ 1920)
Protection de la fontaine et de son espace environnant.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Fontaine monolithe, l'espace libre qui l'entoure et l'escalier d'accès : classement par arrêté du 5 octobre 1920
Personnages clés
Consuls de Villefranche (1362) - Commanditaires
Financent l’aqueduc souterrain pour 571 florins.
Thomas Platters - Voyageur protestant
Décrit la fontaine dans son journal.
Jean Guibert - Maçon
Réalise les travaux de 1833.
Origine et histoire
La fontaine monolithe de Villefranche-de-Rouergue, aussi appelée Griffoul en occitan, fut construite entre 1336 et 1340 au cœur de la bastide. Elle est conçue avec deux bassins superposés : le premier, circulaire, est orné de corbelets en méplat, tandis que le second, à dix pans, arbore des colonnettes et six mascarons en relief. L’eau, provenant d’une source abondante située rue Saint-Jacques, alimente également une boucherie adjacente (mazel), conditionnant ainsi l’organisation des activités locales. Dès sa création, la fontaine devient un point névralgique pour les habitants, jamais tari même lors des étés les plus secs.
En 1343, des murailles sont érigées pour soutenir la terre autour de la fontaine, enfouie à plus de 2,5 mètres de profondeur pour garantir un débit suffisant. En 1362, les consuls de Villefranche financent un aqueduc souterrain (571 florins) sous l’actuelle rue de la République pour acheminer l’eau vers l’Aveyron. Les recherches pour localiser la source, menées en 1510 et 1758, restent infructueuses. La fontaine structure aussi la vie urbaine : la ville est divisée en quatre gaches (quartiers), dont celui de la fontaine, et attire les regards, comme celui du protestant Thomas Platters, qui note son rôle vital dans son journal de voyage.
Au XIXe siècle, la fontaine subit deux campagnes de restauration majeures. En 1833, un devis de 864 francs approuvé par le préfet permet de rénover les escaliers en pierre (remplaçant un dénivelé en terre battue), le pavage incliné pour évacuer les eaux, et les murs de soutènement. Une clôture en fer forgé, ornée des armoiries de la ville (trois étoiles, inspirées de l’orléanisme), est ajoutée. En 1883, une nouvelle restauration concerne le pavage, les murs latéraux, et l’installation d’une rampe. Les modifications ultérieures incluent le déplacement du monument au sergent Bories en 1996 et le recrépissage des murs en 2004. Classée Monument Historique en 1920, la fontaine reste un symbole de la cité, mêlant utilité publique et patrimoine architectural.
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