Décision municipale 19 juillet 1919 (≈ 1919)
Lancement du projet par le conseil.
début 1921
Choix des artistes
Choix des artistes début 1921 (≈ 1921)
Proszynski et Sauret sélectionnés.
juillet 1922
Début des travaux
Début des travaux juillet 1922 (≈ 1922)
Construction de la plate-forme.
28 octobre 1923
Inauguration officielle
Inauguration officielle 28 octobre 1923 (≈ 1923)
Cérémonie après 15 mois.
18 octobre 2018
Classement historique
Classement historique 18 octobre 2018 (≈ 2018)
Inscription aux monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le monument aux morts, en totalité, tel que délimité en rouge sur le plan cadastral annexé, situé sur le square du Souvenir Français section I parcelle 788 : inscription par arrêté du 18 octobre 2018.
Personnages clés
Henri Proszynski - Sculpteur
Auteur de la statue en granite.
Émile Sauret - Architecte
Concepteur de la plate-forme.
Entrepreneur Latré - Constructeur
Réalisateur des travaux.
Origine et histoire
Le monument aux morts de Pamiers, situé dans le département de l'Ariège en région Occitanie, commémore les soldats de la commune morts lors des conflits du XXe siècle. Il se distingue par une composition sculpturale en granite de Bretagne représentant cinq poilus : quatre portant le corps d’un cinquième, recouvert d’un drap mortuaire gravée des noms des 339 victimes pamiéroises de la Première Guerre mondiale. Une victoire ailée en fonte, munie d’un flambeau, surmonte l’ensemble, tandis que des plaques latérales énumèrent les 73 morts de la Seconde Guerre mondiale, ainsi que ceux des guerres de Corée, d’Indochine et d’Algérie. Deux autres plaques rendent hommage aux régiments locaux (59e, 134e, 259e RI) et leurs batailles majeures.
Le projet est lancé dès juillet 1919 par le conseil municipal, moins d’un an après l’armistice. Le sculpteur Henri Proszynski, résidant à Crampagna, réalise la statue, tandis que l’architecte Émile Sauret conçoit la plate-forme ovale en béton et granite, construite par l’entrepreneur Latré. Inauguré le 28 octobre 1923 après 15 mois de travaux, le monument coûte 90 000 francs, financés à un tiers par souscription publique. Classé monument historique en octobre 2018, il s’inscrit dans un ensemble de 42 monuments protégés en Occitanie pour leur valeur patrimoniale, artistique ou mémorielle.
Le monument occupe une terrasse accessible par un escalier de six marches, au centre du square du Souvenir-Français, à proximité de la gare. À quelques mètres se dresse un second monument départemental dédié aux soldats tués en Afrique du Nord (1952–1962). L’ensemble illustre l’engagement mémoriel de Pamiers, ville marquée par les sacrifices militaires du XXe siècle, tout en constituant un élément clé de son paysage urbain et historique.