Validation du projet 20 janvier 1922 (≈ 1922)
Conseil municipal approuve le projet de Lascombes et Saupique.
16 septembre 1923
Inauguration du monument
Inauguration du monument 16 septembre 1923 (≈ 1923)
Cérémonie officielle au Falgoux.
1925
Pavage du parvis
Pavage du parvis 1925 (≈ 1925)
Aménagement final autour du monument.
13 mars 2019
Classement monument historique
Classement monument historique 13 mars 2019 (≈ 2019)
Inscription officielle du monument et de sa calade.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le monument aux morts avec sa calade adossé au mur nord du bras nord du transept de l'église (cad. non cadastré) : inscription par arrêté du 13 mars 2019
Personnages clés
Georges Saupique - Sculpteur
Auteur du soldat en bronze et des bas-reliefs.
François Lascombes - Architecte
Concepteur du monument avec Saupique.
Origine et histoire
Le monument aux morts du Falgoux, situé dans le département du Cantal en région Auvergne-Rhône-Alpes, a été conçu par l'architecte François Lascombes et le sculpteur Georges Saupique. Le projet, validé par le conseil municipal le 20 janvier 1922, prévoyait initialement une installation près de la future mairie, mais il fut finalement adossé au mur nord du transept de l’église. Inauguré le 16 septembre 1923, il était entouré d’une barrière d’obus aujourd’hui disparue, et son parvis fut pavé en 1925.
La stèle en granit arbore un soldat en bronze, en haut-relief, dans une posture calme mais déterminée, appuyé sur son fusil. Une croix de guerre rouge gravée orne le monument, tandis que deux panneaux latéraux portent les noms des morts de la commune, décorés de palmes et de casques Adrian. Cette œuvre, signée par Georges Saupique, est emblématique de son style, l’artiste étant également connu pour avoir réalisé le buste officiel de Marianne sous la IVe République.
Le monument aux morts, avec sa calade, a été inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 13 mars 2019. Ce choix reflète son importance patrimoniale et mémorielle pour la commune. La sculpture, sobre et expressive, incarne à la fois le deuil et la résilience des habitants du Falgoux après la Première Guerre mondiale.
Georges Saupique, sculpteur né à Lille en 1889 et décédé à Paris en 1961, a marqué l’art funéraire français. Formé à l’École supérieure des Beaux-Arts de Paris, il a également travaillé sur des projets majeurs comme les quatre archanges du clocher de l’église de la Cité universitaire de Paris. Au Falgoux, il est aussi l’auteur de deux statues dans l’église : Jeanne d’Arc et un évêque, réalisées en 1945.
L’emplacement définitif du monument, contre le mur nord du transept de l’église, a été choisi après une délibération municipale. Ce choix symbolise l’ancrage du souvenir des soldats dans le cœur religieux et communautaire du village. La barrière d’obus, aujourd’hui disparue, et le pavage de 1925 témoignent des aménagements successifs pour honorer les défunts.