Concours initial 1923 (≈ 1923)
Projet de poilu en bronze abandonné
décembre 1925
Choix du projet actuel
Choix du projet actuel décembre 1925 (≈ 1925)
Statue en marbre de Michelet retenue
1927
Inauguration du monument
Inauguration du monument 1927 (≈ 1927)
Édifié par Seignouret et Gibert
18 octobre 2018
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 18 octobre 2018 (≈ 2018)
Protection officielle du monument
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
3e quart du XXe siècle
Ajout de plaques commémoratives
Ajout de plaques commémoratives 3e quart du XXe siècle (≈ 2062)
Morts 1939-1945 et 1954-1962
Patrimoine classé
Le monument aux morts, en totalité, tel que délimité en rouge sur le plan cadastral annexé, situé rue du Café Peyron section AB parcelle 297 : inscription par arrêté du 18 octobre 2018.
Personnages clés
Firmin Michelet - Sculpteur
Auteur de la statue allégorique
Marcel Seignouret - Architecte
Co-concepteur du monument
Henri Gibert - Architecte
Co-concepteur et directeur des travaux
Marcel Hérans - Sculpteur initial
Projet de poilu non réalisé
Origine et histoire
Le monument aux morts de Fabrezan, situé dans l’Aude en Occitanie, a été érigé en 1927 pour honorer les 94 soldats de la commune morts pendant la Première Guerre mondiale, ainsi que les victimes des conflits ultérieurs (Seconde Guerre mondiale, Indochine, Algérie). Il se distingue par son architecture néoclassique : un autel surmonté d’un portique triangulaire en pierre de Ferrals, devant lequel une statue en marbre blanc symbolise la France. Les plaques de marbre gravées énumèrent les noms des disparus par année, tandis que des ornements comme des guirlandes de lauriers et des urnes complètent l’ensemble.
Conçu par les architectes Marcel Seignouret et Henri Gibert, le monument a initialement fait l’objet d’un concours en 1923, remportée par le sculpteur Marcel Hérans pour un projet de poilu en bronze. Cependant, des tensions avec la commune ont conduit à choisir en 1925 le projet actuel, avec une statue en marbre de Firmin Michelet, inspirée des temples antiques. Le monument, propriété communale, est inscrit aux monuments historiques depuis le 18 octobre 2018 pour sa valeur artistique et mémorielle, parmi 42 autres monuments similaires en Occitanie.
Le site, situé à l’intersection des avenues du Café-Peyrou et de l’Ancienne-Gare, mesure 5 mètres de hauteur pour 9 mètres de largeur. Les plaques commémoratives ont été ajoutées progressivement, notamment après 1945 pour inclure les morts des guerres d’Indochine et d’Algérie. Une bordure en pierre délimite un parterre autour du monument, renforçant son caractère solennel. Les noms des architectes (J. M. Seignouret - H. Gibert) et du sculpteur sont gravés sur le socle, attestant de leur collaboration.
L’histoire du monument reflète les débats locaux sur sa forme : le rejet du bronze au profit du marbre, ou le choix d’une allégorie plutôt qu’un poilu, illustrent les enjeux mémoriels de l’après-guerre. Aujourd’hui, il reste un lieu de recueillement central pour la communauté, classé pour son architecture et son rôle dans la mémoire collective des conflits du XXe siècle.
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