Déplacement 1990 (≈ 1990)
Réaménagement de la place municipale.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le monument aux morts, en totalité, situé Esplanade du 24 août 1944, assis sur une parcelle non cadastrée, contiguë à la parcelle 22 de la section AA du cadastre, tel que délimité en rouge sur le plan annexé à l’arrêté : inscription par arrêté du 19 décembre 1944
Personnages clés
Georges Serraz - Peintre et sculpteur
Co-concepteur du monument, formé à Besançon.
Louis Hertig - Sculpteur
Collaborateur, auteur de nombreux monuments régionaux.
Origine et histoire
Le monument aux morts de Morteau, érigé au début du XXe siècle, se distingue par sa représentation réaliste d’un assaut de la Première Guerre mondiale. Il montre quatre poilus, dont trois sortent d’une tranchée pour monter au front, tandis que le quatrième gît dans la boue. Ce haut-relief, conçu par Georges Serraz et Louis Hertig, a servi de modèle partiel pour d’autres monuments, comme celui de Genlis (Côte-d’Or, 1925) et un projet pour Verdun (1928). En 1990, il a été déplacé lors du réaménagement de la place de l’Hôtel de ville, après le démontage des grilles.
Dès septembre 1919, le conseil municipal de Morteau décide d’honorer les 146 soldats morts au combat. Un concours est lancé en octobre 1920 pour un projet original, refusant les monuments produits en série. En février 1921, deux projets sont retenus, dont celui de Georges Serraz, finalement choisi à l’unanimité par les familles des victimes. Le marché est passé avec Serraz et Hertig en juillet 1921 pour 32 000 francs. Le monument est inauguré le 1er novembre 1922.
Georges Serraz (1883-1964), peintre et sculpteur bourguignon formé à Besançon, se consacre après la guerre à des monuments aux morts et religieux. Louis Hertig (1880-1958), sculpteur bisontin d’origine suisse, expose au Salon des artistes français et réalise de nombreux monuments dans le Doubs et la Haute-Saône. Leur collaboration pour Morteau pourrait s’expliquer par l’éloignement de l’atelier parisien de Serraz. Le monument, classé en 1944, est aujourd’hui situé sur l’esplanade du 24 août 1944.