Première Guerre mondiale 1914-1918 (≈ 1916)
Contexte historique du monument.
1919
Début du projet
Début du projet 1919 (≈ 1919)
Paul Dardé entame la conception.
1921
Début de la réalisation
Début de la réalisation 1921 (≈ 1921)
Sculpture du groupe principal.
1924
Ajout de la balustrade
Ajout de la balustrade 1924 (≈ 1924)
Grilles en fer forgé ajoutées.
1930
Inauguration
Inauguration 1930 (≈ 1930)
Présidée par Louis Germain-Martin.
2005
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 2005 (≈ 2005)
Protection de l’ensemble architectural.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le monument aux morts en totalité (cad. AD 223) , y compris l'ensemble des aménagements architecturés réalisés autour de lui dans le jardin public, ancien jardin de l'évêché (cad. AD 224) : classement par arrêté du 29 mars 2005
Personnages clés
Paul Dardé - Sculpteur
Auteur du monument, ancien brancardier.
Louis Germain-Martin - Ministre du Budget
Inaugura le monument en 1930.
Origine et histoire
Le Monument aux morts de Lodève, réalisé en 1930 par le sculpteur Paul Dardé, est une œuvre majeure de la première moitié du XXe siècle. Il se compose d’un groupe de quatre femmes et deux enfants entourant un gisant, symbolisant la douleur universelle après la perte d’un père durant la Première Guerre mondiale (1914-1918). Les figures féminines, représentant les saisons et les classes sociales, encadrent une veuve effondrée sur le corps d’un poilu, tandis que deux enfants incarnent l’innocence brisée. L’œuvre, en pierre de Lens patinée, allie réalisme et symbolisme pour dénoncer les ravages de la guerre.
Le monument s’inscrit dans un jardin public, ancien parc des évêques de Lodève, près de la cathédrale et du palais épiscopal. Son environnement végétal, marqué par des marronniers, favorise le recueillement. Paul Dardé, ancien brancardier traumatisé par la guerre, y exprime son antimilitarisme en montrant un deuil qui transcende les différences sociales. Le projet, commencé en 1919, fut inauguré en 1930 par Louis Germain-Martin, ministre du Budget et député de l’Hérault, en l’absence de l’artiste.
Entre 1921 et 1930, le monument évolua avec l’ajout d’une balustrade en fer forgé (1924) et de deux ailes latérales dotées de fontaines. Ces dernières, ornées de masques hilares symbolisant la vie, contrastent avec les masques aux yeux clos des massifs portant les plaques des défunts. Classé Monument Historique en 2005, l’ensemble inclut le jardin et ses aménagements. L’œuvre, propriété de la commune, reste un témoignage poignant de la mémoire collective de la Grande Guerre en Occitanie.