Inauguration initiale 14 septembre 1938 (≈ 1938)
Face à l'hôtel de ville de Saint-André
1983
Déplacement du monument
Déplacement du monument 1983 (≈ 1983)
De l'autre côté de la rue
4 août 2021
Inscription monument historique
Inscription monument historique 4 août 2021 (≈ 2021)
Protection officielle du monument
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le monument aux morts situé place du 2 Décembre, sur la parcelle n° 34, figurant au cadastre section AO, tel que figurant en rouge sur le plan annexé à l’arrêté : inscription par arrêté du 4 août 2021
Personnages clés
Jean Delune - Architecte
Concepteur du monument en calcaire
Maxime Real del Sarte - Sculpteur
Auteur du bas-relief en bronze
Origine et histoire
Le monument aux morts de Saint-André, situé sur l'île de La Réunion, a été inauguré le 14 septembre 1938 en face de l'hôtel de ville. Conçu par l'architecte Jean Delune, il est orné d'un bas-relief en bronze réalisé par le sculpteur Maxime Real del Sarte. Ce dernier, formé aux Beaux-Arts et blessé durant la Première Guerre mondiale, a marqué l'art commémoratif avec des œuvres mêlant symboles religieux et patriotiques, comme cette Piéta évoquant le sacrifice des soldats.
En 1983, le monument a été déplacé de l'autre côté de la rue, où il surplombe désormais le cimetière. Il a été inscrit aux monuments historiques le 4 août 2021. Le bas-relief, typique de l'iconographie funéraire de l'entre-deux-guerres, associe une Mater dolorosa à des détails réalistes de soldats, illustrant le deuil national et le culte du sacrifice.
Maxime Real del Sarte, connu pour ses engagements politiques et ses œuvres commémoratives, a également réalisé des statues de Jeanne d'Arc. Son style, mêlant tradition religieuse et modernité, reflète les tensions artistiques et idéologiques de l'époque. Le monument de Saint-André, propriété de la commune, reste un témoignage de cette période charnière de l'histoire réunionnaise et française.
L'œuvre s'inscrit dans un contexte insulaire marqué par la commémoration des conflits mondiaux, où les monuments aux morts deviennent des lieux de mémoire collective. À La Réunion, comme en métropole, ces édifices symbolisent à la fois l'hommage aux disparus et l'affirmation d'une identité locale dans le cadre de la République.
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