Décision d'érection 1919 (≈ 1919)
La commune vote pour le monument.
1921
Inauguration du monument
Inauguration du monument 1921 (≈ 1921)
Réalisé par Hertig et Micciolo.
2008
Déplacement du monument
Déplacement du monument 2008 (≈ 2008)
Transféré près de la mairie.
19 décembre 2022
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 19 décembre 2022 (≈ 2022)
Protection intégrale du monument.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le monument aux morts, en totalité, situé 2 rue de l’Église, assis sur une parcelle non cadastrée, contiguë à la parcelle 46 de la section oD du cadastre, tel que délimité en rouge sur le plan annexé à l’arrêté : inscription par arrêté du 19 décembre 2022
Personnages clés
Louis Hertig - Sculpteur
Auteur de la statue du Christ.
Entreprise Micciolo - Maître d'œuvre
Responsable de la construction.
Origine et histoire
Le monument aux morts de Trévillers, situé dans le Pays de Maîche, est érigé en 1921 pour commémorer les 22 habitants morts durant la Première Guerre mondiale. La commune, profondément catholique, associe les villages voisins de Thiébouhans et Ferrières, portant le total des victimes honorées à 40. Le projet, confié à l’entreprise Micciolo de Besançon, inclut une statue du Christ sculptée par Louis Hertig, malgré les réticences du préfet du Doubs en raison de son caractère religieux. Le coût total s’élève à 42 000 francs, dont 18 000 alloués au sculpteur.
La statue, grandeur nature, représente le Christ tenant une croix et montrant son Sacré-Cœur, symbole de protection invoqué pendant la guerre. Les inscriptions « Pro Deo et Patria » et « Vive le Christ qui aime les Francs » soulignent l’alliance entre foi et patrie. Initialement adossé à l’église, le monument est déplacé en 2008 entre la mairie et le porche de l’église, perdant ses grilles d’origine. Louis Hertig, sculpteur bisontin formé aux Beaux-Arts, réalise plusieurs monuments aux morts dans la région après la guerre, souvent en collaboration avec Micciolo.
Classé Monument Historique en 2022, ce monument illustre l’importance de la religion dans la commémoration locale de la Grande Guerre. Son iconographie et ses inscriptions reflètent les valeurs d’une communauté rurale marquée par le deuil et la foi. Le choix d’un Christ protecteur, plutôt qu’un soldat, témoigne d’une volonté de transcender la douleur par la spiritualité, dans un contexte où les monuments laïcs dominent ailleurs en France.
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