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Monument aux morts de la guerre de 1914-1918, dit Monument de l'Ange gardien dans les Hautes-Alpes

Hautes-Alpes

Monument aux morts de la guerre de 1914-1918, dit Monument de l'Ange gardien

    44 D902
    05350 Château-Ville-Vieille

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1924
Choix du sculpteur
22 février 2010
Classement Monument Historique
1er quart XXe siècle
Construction du monument
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le Monument aux morts en totalité (cad. OA 528, lieudit l'Eau d'Arvieux) : inscription par arrêté du 22 février 2010

Personnages clés

Paul Gondard - Sculpteur Auteur du monument en 1924.

Origine et histoire

Le Monument aux morts de la guerre de 1914-1918, dit Monument de l'Ange gardien, est érigé à Château-Ville-Vieille au 1er quart du XXe siècle. Il rend hommage aux 210 soldats de la vallée morts pendant le conflit. Son iconographie originale, un soldat gaulois nu aux bras croisés sur un glaive, incarne la force et la méditation patriotique. La dédicace latine « PAX GALLIAE » (la paix pour la Gaule) est gravée sur le socle, tandis que les sept autres faces de l'octogone pyramidale en pierre grise énumèrent les noms des disparus, classés par village et par année.

En 1924, le sculpteur Paul Gondard, originaire de Marseille, est sélectionné pour créer cette œuvre. Le monument devait s'intégrer harmonieusement au paysage naturel environnant, tout en affichant une sobriété sévère. Sa composition pyramidale et la musculature marquée du soldat contrastent avec les monuments aux morts plus classiques de la région. Le choix d'un gaulois, symbole de résistance et d'identité nationale, reflète une volonté de transmettre un message à la fois local et universel.

Classé Monument Historique par arrêté du 22 février 2010, le monument est aujourd’hui propriété de la commune. Il se situe au lieudit l'Eau d'Arvieux, dans un cadre montagneux des Hautes-Alpes. Bien que sa localisation GPS soit approximative (précision notée 5/10), il reste un témoignage artistique et mémoriel majeur de l’après Première Guerre mondiale en Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Le monument s’inscrit dans une tradition des monuments aux morts qui, après 1918, visaient à honorer les sacrifices tout en affirmant des valeurs de paix et de résilience. Dans les vallées alpines, où les communautés étaient souvent isolées, ces œuvres servaient aussi de point de rassemblement et de mémoire collective. La nudité héroïque du soldat, rare pour l’époque, souligne une approche humaniste et intemporelle du deuil.

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