Inauguration du monument 1936 (≈ 1936)
Érection du cénotaphe en mémoire des soldats.
1937
Inauguration de la statue
Inauguration de la statue 1937 (≈ 1937)
Pose de la statue en galvano-bronze.
24 avril 2018
Classement monument historique
Classement monument historique 24 avril 2018 (≈ 2018)
Inscription par arrêté officiel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le monument aux morts en totalité, situé section AW, parcelle non cadastrée : inscription par arrêté du 24 avril 2018.
Personnages clés
Émile André Leroy - Sculpteur
Auteur de la statue du poilu.
Ali Tur - Architecte présumé
Possible concepteur du monument.
René Cotard - Modèle de la statue
Ami de Leroy, inspiration du poilu.
Origine et histoire
Le monument aux morts de Petit-Canal est un cénotaphe érigé en 1936 sur la rue Jean-Jaurès, devant la mairie. Commandé par la commune, il rend hommage aux soldats canaliens morts durant la Première Guerre mondiale (1914-1918). Le monument, de style Art déco, est construit en béton armé par la société Diligenti et orné d’une statue en galvano-bronze de 2,15 m, représentant un poilu. Cette œuvre est attribuée au sculpteur Émile André Leroy, lauréat du Prix de la Guadeloupe en 1933, dont le modèle fut son ami René Cotard, également sculpteur.
La statue, initialement non peinte, fut réalisée dans l’atelier de Leroy à Saint-Amand-Montrond, puis expédiée par bateau pour être inaugurée en 1937. Le monument porte l’inscription « Petit-Canal — Souvenez-vous — 1914-1918 » et deux plaques latérales gravées des noms d’une vingtaine de soldats. Son architecture, marquée par un rythme ternaire, évoque le style de l’architecte Ali Tur, actif dans la reconstruction de la Guadeloupe entre 1929 et 1936, notamment pour la mairie de Petit-Canal en 1931.
Classé aux monuments historiques par arrêté du 24 avril 2018, ce monument a fait l’objet d’une exposition en 2018, à l’occasion du centenaire de l’Armistice. Cette exposition, organisée à Petit-Canal et Baie-Mahault, mettait en valeur les deux cénotaphes de Leroy, soulignant leur singularité dans le paysage mémoriel antillais. Celui de Petit-Canal se distingue par sa représentation d’un soldat blanc, contrastant avec le poilu d’origine africaine du monument de Baie-Mahault, plus rare dans les Antilles.
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