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Motte féodale de Loubert en Charente

Motte féodale de Loubert

  • 13 Loubert
  • 16270 Roumazières-Loubert
Arcisse de Caumont (1801-1873)
13 Loubert, 16270 Terres-de-Haute-Charente, France

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1000
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
Xe siècle
Origine du site stratégique
1032-1070
Première mention écrite
Fin XIe siècle
Construction de l’église
XIIIe siècle
Tour en pierre érigée
Vers 1570
Disparition de la tour
Début XVIIe siècle
Baronnie indépendante
Vers 1860
Démolition des vestiges
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Jourdain de Chabanais - Seigneurs de Loubert Mentionnés dès le XIe siècle
Seigneurs de Salignac-Fénelon - Propriétaires jusqu’à la Révolution Baronnie acquise au XVIIe siècle
André Rempnoulx du Vignaud - Archéologue du XIXe siècle Étudia les vestiges en 1895

Origine et histoire

La motte féodale de Loubert est une motte castrale située dans l’ancienne commune de Loubert, aujourd’hui intégrée à Terres-de-Haute-Charente (Charente, Nouvelle-Aquitaine). Ce site, mentionné dès le Xe siècle, occupait une position stratégique à la jonction des diocèses d’Angoulême, Limoges et Poitiers. Il contrôlait un gué ou pont sur la Charente, proche de la voie romaine Charroux-Périgueux, et était un point clé pour les échanges entre les vallées de la Charente et de la Vienne.

À l’origine, la motte abritait une tour en bois, remplacée au XIIIe siècle par une tour en pierre construite par les seigneurs de Chabanais, Confolens et Loubert. Cette tour, disparue vers 1570 lors des guerres de Religion, était excentrée sur la motte pour s’appuyer sur une assise rocheuse. Les vestiges d’un donjon carré (7,50 m x 6,50 m) et des soubassements en granit, découverts au XIXe siècle, furent démolis vers 1860. Aucun élément architectural significatif ne subsiste aujourd’hui.

Le site était protégé par un castrum incluant une église romane construite à la fin du XIe siècle, elle-même entourée d’une seconde enceinte. La motte, haute d’une quinzaine de mètres et large d’une vingtaine, était ceinte d’un fossé hémicirculaire au nord et à l’est. Au sud, un chemin creux menait vers un pont médiéval sur la Charente, peut-être soumis à péage. Une salle basse voûtée, creusée dans le rocher à l’ouest, aurait servi d’armurerie pour des archers.

Loubert est cité pour la première fois entre 1032 et 1070 dans une charte de l’abbaye de Lesterps, sous la seigneurie des Jourdain de Chabanais. D’abord châtellenie au XVIe siècle, le domaine devint une baronnie indépendante au XVIIe siècle, propriété des Salignac-Fénelon jusqu’à la Révolution. Les fouilles et observations du XIXe siècle, notamment par André Rempnoulx du Vignaud, ont permis de documenter partiellement son histoire avant la disparition des derniers vestiges.

Aujourd’hui, la motte de Loubert n’est plus qu’un tertre tronconique, témoin silencieux des dynamiques féodales et des conflits religieux qui ont marqué la Charente limousine. Son emplacement, à proximité de l’église et de l’ancienne route de Manot, rappelle son rôle central dans l’organisation territoriale et militaire de la région entre le Xe et le XVIIe siècle.

Liens externes

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