Première citation du moulin 1773 (≈ 1773)
Moulin mentionné dans les archives locales.
1809
Construction du séchoir
Construction du séchoir 1809 (≈ 1809)
Ajout perpendiculaire au bâtiment principal.
1960
Fin de l'activité papetière
Fin de l'activité papetière 1960 (≈ 1960)
Arrêt définitif de la production.
1984
Inscription Monument Historique
Inscription Monument Historique 1984 (≈ 1984)
Protection des bâtiments et mécanismes.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Moulin, y compris le mécanisme (cad. ZA 344) : inscription par arrêté du 5 décembre 1984
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage cité
Le texte source ne mentionne aucun nom.
Origine et histoire
Le moulin de Lagat, situé à Saint-Martin-des-Olmes dans les pentes du Forez, est un témoignage exceptionnel de la papeterie auvergnate préindustrielle. Cité dès 1773, il fonctionnait grâce au ruisseau Lagat et illustre une activité qui perdura malgré l'arrivée de la mécanisation. Ses bâtiments, construits avant l'invention de la machine continue, comprennent un grand moulin rectangulaire à trois niveaux, mêlant pierre et essentage de planches, ainsi qu'un séchoir ajouté en 1809.
Le site conserve encore aujourd'hui des éléments techniques remarquables : une roue hydraulique verticale métallique à augets, des transmissions, une presse métallique, une calandre et les instruments du séchoir, tous en place lors de l'arrêt de l'activité en 1960. Ces vestiges matérialisent les étapes clés de la fabrication artisanale du papier, depuis la préparation des fibres jusqu'au séchage. Le moulin, inscrit aux Monuments Historiques en 1984, symbolise la transition entre les méthodes traditionnelles et les débuts de l'industrialisation dans cette région.
Représentatif d'une économie locale ancrée dans la transformation des ressources naturelles, le moulin de Lagat reflète aussi l'organisation sociale des vallées du Forez. Les papetiers, souvent issus de familles spécialisées, y travaillaient en petites équipes, combinant savoir-faire artisanal et innovations techniques progressives. L'édifice incarne ainsi la résilience d'un métier face aux bouleversements technologiques du XIXe siècle, tout en témoignant du rôle central de l'hydraulique dans les activités préindustrielles de montagne.