Moulin du Boëlle à Montreuil-Bellay en Maine-et-Loire

Patrimoine classé Patrimoine rural Moulin à eau

Moulin du Boëlle à Montreuil-Bellay

  • Rue du Boëlle  
  • 49260 Montreuil-Bellay
Moulin du Boëlle à Montreuil-Bellay
Moulin du Boëlle à Montreuil-Bellay
Moulin du Boëlle à Montreuil-Bellay
Crédit photo : Romain Bréget - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1272
Première mention écrite
XVe siècle
Construction du gros-œuvre
1896
Incendie et reconstruction
1986
Inscription monument historique
XXe siècle
Fin de l'activité meunière
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Substructions et parties anciennes à l'exclusion des parties du XIXe siècle (cad. BI 14) : inscription par arrêté du 20 octobre 1986

Personnages clés

Émile Roffay Architecte responsable de la reconstruction du moulin en 1896.

Origine et histoire du moulin du Boëlle

Le moulin du Boëlle, aussi appelé moulin du Château, est situé sur la rive droite du Thouet à Montreuil-Bellay (Maine-et-Loire). Il est mentionné dès 1272 et pourrait remonter, selon certaines hypothèses, à la fondation de la forteresse vers 1025. Le gros-œuvre actuel est daté de la seconde moitié du XVe siècle et l'édifice a été repris vraisemblablement au XVIIe siècle. Plusieurs reconstructions ont eu lieu aux XVe et XVIIe siècles. Un incendie détruit le moulin le 11 juillet 1896 ; il est rebâti la même année dans le style gothique du XVe siècle par l'architecte Émile Roffay. L'activité meunière s'y poursuit jusqu'au début du XXe siècle. Avant 1896, le moulin comprenait deux bâtiments d'un seul étage, alignés l'un à la suite de l'autre et perpendiculairement au courant. Une chaussée partant de l'extrémité du moulin remontait et barrait la rivière sur plusieurs centaines de mètres, détournant les basses eaux vers l'usine. Des documents du XIXe siècle indiquent que le moulin disposait d'au moins deux voies, peut‑être trois, donc de deux ou trois roues. Après la reconstruction, il fut occupé par l'entreprise de minoterie Tenneguin‑Mallard ; les meules traditionnelles furent remplacées par des broyeurs à cylindres et la mouture devint entièrement automatique au moyen du système Simon. L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques en 1986.

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