Première mention écrite 1272 (≈ 1272)
Le moulin est mentionné pour la première fois dans des documents historiques.
XVe siècle
Construction du gros-œuvre
Construction du gros-œuvre XVe siècle (≈ 1550)
Le gros-œuvre actuel du moulin est daté de cette période.
1896
Incendie et reconstruction
Incendie et reconstruction 1896 (≈ 1896)
Un incendie détruit le moulin, qui est rebâti la même année.
1986
Inscription monument historique
Inscription monument historique 1986 (≈ 1986)
Le moulin est inscrit au titre des monuments historiques.
XXe siècle
Fin de l'activité meunière
Fin de l'activité meunière XXe siècle (≈ 2007)
L'activité meunière cesse au début du XXe siècle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Substructions et parties anciennes à l'exclusion des parties du XIXe siècle (cad. BI 14) : inscription par arrêté du 20 octobre 1986
Personnages clés
Émile Roffay
Architecte responsable de la reconstruction du moulin en 1896.
Origine et histoire du moulin du Boëlle
Le moulin du Boëlle, aussi appelé moulin du Château, est situé sur la rive droite du Thouet à Montreuil-Bellay (Maine-et-Loire). Il est mentionné dès 1272 et pourrait remonter, selon certaines hypothèses, à la fondation de la forteresse vers 1025. Le gros-œuvre actuel est daté de la seconde moitié du XVe siècle et l'édifice a été repris vraisemblablement au XVIIe siècle. Plusieurs reconstructions ont eu lieu aux XVe et XVIIe siècles. Un incendie détruit le moulin le 11 juillet 1896 ; il est rebâti la même année dans le style gothique du XVe siècle par l'architecte Émile Roffay. L'activité meunière s'y poursuit jusqu'au début du XXe siècle. Avant 1896, le moulin comprenait deux bâtiments d'un seul étage, alignés l'un à la suite de l'autre et perpendiculairement au courant. Une chaussée partant de l'extrémité du moulin remontait et barrait la rivière sur plusieurs centaines de mètres, détournant les basses eaux vers l'usine. Des documents du XIXe siècle indiquent que le moulin disposait d'au moins deux voies, peut‑être trois, donc de deux ou trois roues. Après la reconstruction, il fut occupé par l'entreprise de minoterie Tenneguin‑Mallard ; les meules traditionnelles furent remplacées par des broyeurs à cylindres et la mouture devint entièrement automatique au moyen du système Simon. L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques en 1986.