Première mention écrite 1237 (≈ 1237)
Propriété des archevêques de Narbonne
1791
Vente comme bien national
Vente comme bien national 1791 (≈ 1791)
Nationalisation pendant la Révolution
vers 1855
Transformation en minoterie
Transformation en minoterie vers 1855 (≈ 1855)
Modernisation par la famille Barthez
1928
Incendie et désaffectation
Incendie et désaffectation 1928 (≈ 1928)
Fin de l’activité minotière
1942-1943
Protection des abords
Protection des abords 1942-1943 (≈ 1943)
Classement au titre des sites
1948
Inscription monument historique
Inscription monument historique 1948 (≈ 1948)
Protection de la tour fortifiée
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tour : inscription par arrêté du 13 avril 1948
Personnages clés
Archevêques de Narbonne - Propriétaires initiaux
Possesseurs depuis 1237
Famille Barthez de Roubia - Industriels du XIXe siècle
Transforme en minoterie vers 1855
Sylvain Durand - Archéologue contemporain
Recherches et visites guidées
Origine et histoire du moulin fortifié
Le moulin fortifié de Canet, situé dans la commune de Canet (Aude, Occitanie), est un édifice datant du XIIIe siècle. Mentionné dès 1237 comme propriété des archevêques de Narbonne, il illustre l’importance des moulins seigneuriaux dans l’économie médiévale languedocienne. Son architecture combine un bâtiment rectangulaire tardif (XVIIIe siècle) et une structure fortifiée enjambant la rivière, dotée d’une tour carrée et de courtines percées d’archères, reflétant son rôle défensif et productif.
Vendu comme bien national en 1791 lors de la Révolution, le moulin est transformé en minoterie vers 1855 par la famille Barthez de Roubia, marquant son adaptation aux besoins industriels du XIXe siècle. Un incendie en 1928 entraîne sa désaffectation. Le site est protégé dès 1942-1943 pour ses abords (classés sites naturels), puis la tour est inscrite aux monuments historiques en 1948. L’archéologue Sylvain Durand y mène des recherches et organise des visites, soulignant son intérêt patrimonial.
L’édifice se distingue par ses éléments défensifs : une tour carrée surélevée d’une tourelle-pigeonnier, et des courtines en ovale allongé, conçues pour contrôler le passage fluvial. Ces caractéristiques, associées à son histoire mouvementée (propriété ecclésiastique, nationalisation, industrialisation), en font un témoignage rare des moulins fortifiés du Midi médiéval. Son état actuel, partiellement en ruines, préserve néanmoins des traces de ses transformations successives, des archères médiévales aux aménagements minotiers du XIXe siècle.